Nouveautés Inkscape 0.49 – les formats

Continuons notre petit tour d’horizon des nouveautés d’Inkscape 0.49 (commencé avec les extensions il y a quelques temps) avec les modifications qui concernent les formats supportés.

Nouveaux formats

Pour commencer pour les nouveautés, deux formats d’exportations font leur apparition :

Une seule nouveauté dans les importations, mais de taille, avec le support des fichiers créés avec Microsoft Visio. Vous pourrez ainsi récupérer vos vieux diagrammes ou schémas pour les convertir en tout simplicité en SVG.

D’autres formats ont en outre été quelque peu retouchés, ou ont reçu de nouvelles options.

XAML

L’exportation eXtensible Application Markup Language (XAML), langage Microsoft pour la création d’interfaces, profite du travail réalisé sur le format FXG (les deux conversions utilisent XAML) pour étendre la gamme d’objets convertis et améliorer la qualité de l’exportation.

SVG compressé avec média

L’exportation SVG Inkscape compressé avec média s’enrichit d’une nouvelle option permettant d’inclure dans le fichier zip la liste (dans un fichier texte) des fontes utilisées dans le fichier SVG. On est encore loin de l’intégration souvent demandée des fontes elles-mêmes, mais pour des histoires de licence, on peut douter que ce soit possible.

Gimp XCF

L’exportation Gimp XCF reçoit trois nouvelles options pour l’enregistrement des guides, l’enregistrement des grilles, et l’exportation du fond dans chaque couche, ainsi qu’un nouvel onglet d’aide (Si vous êtes utilisateur de Windows, pensez à ajouter le chemin vers l’exécutable Gimp dans votre variable d’environnement PATH pour avoir accès à ce format). Par ailleurs, cette nouvelle version corrige quelques défauts et améliore la gestion des identifiants des calques (le label est exporté, ou à défaut l’attribut id).

Exportation PDF/EPS/PS avec LaTeX

Il est désormais possible de réaliser une mise à l’échelle de l’image. Pour cela, il faut inclure le paquet « calc » puis redimensionner l’image avec « \svgscale » à la place de « \svgwidth ».

Par ailleurs, le style de la police est exporté avec « \textit{} » pour le texte italique, « \textbf{} » pour le gras, et « \textsl{} » pour l’oblique. Important, la police Arial possède une forme oblique, mais pas d’italique, et c’est donc l’oblique qui sera utilisé à la place dans LaTeX. Si vous souhaitez un vrai italique, il est préférable de choisir une autre police dans Inkscape.

Images matricielles

Depuis la version 0.47, une boîte de dialogue propose le choix entre un lien et une incorporation lors de l’importation d’une image matricielle (dans ce dernier cas, l’image est codée directement dans le fichier SVG, mais ne peut plus être éditée avec un outil externe). Le principal désagrément de cette fonctionnalité était que la boîte s’affichait à chaque fois, sans possibilité de désactivation. Ce défaut est corrigé et vous pourrez choisir d’afficher ou pas le message, et dans la négative, décider si les images doivent être toujours liées ou toujours incorporées dans le fichier.

Qualité du SVG

Une nouvelle préférence permet l’activation d’une vérification de la qualité du SVG à l’ouverture ou à l’enregistrement d’un fichier, pour détecter les éléments, attributs et propriétés inutiles. Vous pourrez aussi choisir si l’application génère des avertissements (en mode ligne de commande) et si les parties superflues doivent être supprimées.

Toujours au chapitre SVG, l’option –export-text-to-path fonctionne désormais pour l’exportation au format SVG simple (purgé des éléments spécifiques à Inkscape).

Marges PDF

Lors de l’exportation au format PDF, la boîte de dialogue propose un nouveau champs « marge ». On est encore loin de ce que propose Scribus ou l’extension Marques d’impression, mais c’est un bon début !

Nouveautés Inkscape 0.49 – les extensions

Comme nous vous l’avons annoncé il y a peu (Inkscape 0.49, prévision de sortie), le développement d’Inkscape 0.49 va bon train, et nous pouvons espérer une sortie d’ici le début de l’année prochaine. Les changements ne sont certes pas tous très visibles (l’interface reste assez stable, contrairement à ce que nous avons vu lors du passage de Gimp 2.6 à 2.8), mais de nombreux points méritent tout de même notre attention.

Pour vous familiariser avec cette nouvelle version, nous vous proposons une petite série d’article sur ses nouveautés, en commençant ici par le chapitre des extensions.

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Inkscape 0.49, prévision de sortie

En passant

Près de deux ans et demi après la dernière version majeure, le développement en cours est sur le point de s’achever. Un plan prévisionnel vient d’être proposé par le coordinateur du projet. Il prévoit un gel progressif des nouveaux développements à partir de fin septembre, les derniers correctifs en novembre, et une mise en paquet en décembre pour une sortie avant la fin de l’année.

Bon pour être franc, il y aura sans doute un peu de délai. D’autant qu’il reste pas mal de régressions à corriger. Mais après cette longue attente, ça fait tout de même plaisir d’en voir le bout !

Nous aurons l’occasion d’aborder plus en détail les nouveautés de cette version qui s’annonce particulièrement réussie.

Inkscape & Ubuntu

 

Bonne nouvelles pour les Ubuntueros (les utilisateurs d’Ubuntu) : il existe de nouvelles sources de  paquets d’Inkscape pour tester les nouveautés, grâce à Alex Valavanis et Cafuego.

Ce lien contiendra les PPAs pour la version stable d’Inkscape :

https://launchpad.net/~inkscape.dev/+archive/stable

Ce lien contient (déjà) les PPAs pour les versions nigthly (instable) d’Inkscape :

https://launchpad.net/~inkscape.dev/+archive/trunk

Utiliser Inkscape stable pour un usage professionnel, les passionné(e)s et/ou les impatient(e)s installerons localement Inkscape-devel pour tester les nouveautés.

Bon Inkscape !

Projet de nouvel outil de mesure

Un nouvel outil pour inkscape est en projet. Celui-ci a pour but de mesurer les distances et les angles.

Concrètement comment cela se présente ?

Une fois l’outil activé (il ressemble pour l’instant à une règle). Un clic pose un premier point et le second le dernier point. Cela créé sur le canevas une ligne droite indiquant la valeur relative par rapport à la page du premier point, du dernier point et d’un point situé au milieu. Cette ligne droite est directement positionnable avec la souris. Tant que le second point n’est pas posé, la mesure en temps réel apparaît.

Pour l’instant la seule option disponible est celle de la taille des mesures s’affichant sur la ligne droite. Des développeurs ont demandé d’ajouter un menu contenant divers unités. Felipe l’a ajouté cette nuit-même !

La mesure des angles n’a pas encore été implémenté, cela ne serai tardé.

Comment est né cet outil ?

JucaBlue, ou de son vrai nom, Felipe Sanches est un brillant développeur brésilien. Il a codé pour Inkscape grâce à un Google Summer of Code.  Son projet consistait à améliorer le support des fonts dans Inkscape. Après d’autres projets de développements, JucaBlue revient à Inkscape.

C’est en travaillant sur l’amélioration des labels textes sur les guides qu’il a créé cet outil.

Pourrons-nous utiliser cet outil rapidement ?

Felipe Sanches étant un développeur officiel d’inkscape a placé son code directement dans la branche principale de développement du logiciel. Si vous compilez la dernière version instable, il y a des chances pour que vous puissiez tester cet outil.

Il est question d’une prochaine version stable 0.48.2 corrigeant des bugs gênant pour les utilisateurs. Peut-être verrons nous alors ce nouvel outil apparaître. Je vous tiendrai au courant !

Felipe a réalisé une vidéo pour présenter son outil.

Une artiste gagne un concours en utilisant Inkscape

 

QuicheLoraine, talentueuse inkscapeuse (et selon la capture d’écran de son bureau, elle utilise Ubuntu), a gagné un concours avec une illustration réalisée avec Inkscape.

N’est-ce pas une preuve des compétences du logiciel ?

Qui est QuicheLoraine ?

Une artiste vivant aux Etats-Unis utilisant Inkscape. Elle est membre de la communauté Inkscape de Deviantart et participe également aux concours organisés par Inkscape. Sa galerie sur deviantart nous montre plusieurs de ses réalisations dans Inkscape même. Il y a souvent un petit côté « vintage » dans ses dessins, tant dans les couleurs que dans son tracé.

Qu’est-ce que Deviantart ?

Est-il encore utile de présenter cette communauté artistique (où le meilleur cotoie le pire) ? De nombreux artistes de différents styles y sont présents. Bien entendu l’art vectoriel y a une bonne place.

De quel concours s’agit-il ?

Les concours lancés sur cette plate-forme sont fréquents (dans un but publicitaire essentiellement). QuicheLoraine a gagné la plus haute place du concours Pinkitude (le grand prix). Ce concours promeut la détection précoce du cancer du sein (d’où la présence du rose). La présence de la mascotte de la célèbre panthère rose est simplement du au fait qu’elle est le sponsor du concours (enfin son éditeur). Les participants furent nombreux, il y eu 40 semi-finalistes. Pour voir les 3 autres gagnants, rendez vous directement sur la page du concours.

Inkscape 0.48, nouveautés de l’outil Nœud

Si cette nouvelle version d’Inkscape intègre quelques fonctionnalités supplémentaires, elle apporte surtout des améliorations majeures sur les outils déjà présents dans les versions précédentes. L’outil Nœud, en particulier, a fait l’objet d’une révision en profondeur par Krzysztof Kosiński durant son projet Google Summer of Code 2009. Voici une sélection des nouveautés les plus notables.

Sélection de chemins multiples

Il est désormais possible de sélectionner et d’éditer plusieurs chemins simultanément. Il suffit pour cela de sélectionner l’ensemble des chemins à éditer avec le sélecteur, puis de passer sur l’outil Nœud pour faire apparaître les nœuds de toute la sélection. Libre à vous de sélectionner ensuite ceux dont vous avez besoin, quel que soit le chemin sur lesquels ils sont positionnés.

Et bien entendu, toutes les manipulations qui étaient possibles avec les nœuds d’un seul chemin le sont toujours sur plusieurs chemins. Dans l’exemple suivant, les nœuds supérieurs des trois formes ont été déplacés en mode d’édition proportionnelle (en maintenant la touche Alt lors du déplacement) vers le bas.

Jointures multiples

Vous pouvez également joindre les nœuds terminaux de deux chemins par un nœud ou un segment. Le chemin résultant est alors la combinaison des deux chemins initiaux, et prend les attributs de style du chemin initialement placé le plus haut.

Plus pratique encore, plusieurs paires de nœuds sélectionnées peuvent être jointes simultanément deux par deux en une seule action.

Transformation des nœuds

Une nouvelle icône, placée dans la barre d’options de l’outil Nœud, autorise l’affichage de poignées de transformation autour de la boîte englobante des nœuds. Ces poignées fonctionnent exactement comme celles positionnées autour des objets et chemins en mode sélection, et permettent le redimensionnement, le déplacement, la rotation et l’inclinaison de la sélection de nœuds (cliquez sur un nœud pour passer du mode redimensionnement au mode rotation).

Encore ?

Pour en savoir plus sur les autres modification de l’outil Nœud, consultez les notes de version d’Inkscape 0.48 [1] ou, si vous souhaitez un maximum de détails, la page du projet de réécriture de l’outil [2].

[1] http://wiki.inkscape.org/wiki/index.php/Release_Notes/0.48

[2] http://wiki.inkscape.org/wiki/index.php/GSoC2009_Node_Tool_Rewrite

Exporter vers Gimp sous Windows, c’est possible !

Décryptons les scripts

Les utilisateurs les plus curieux l’auront sans doute remarqué, certaines options d’exportation et d’importation sont disponibles sous Gnu/Linux, mais pas sous Windows. Il ne s’agit pas ici de favoritisme délibéré (vous en doutiez ?) mais découle du fait que les développeurs d’Inkscape sont principalement équipés de Gnu/Linux ou OSX. Du coup, certaines fonctionnalités sont tout d’abord développées avec ces systèmes d’exploitation, puis portées (ou pas) vers Windows. Et dans le cas qui nous préoccupe, c’est une bonne partie du mécanisme gérant les scripts d’entrée et sortie qui est en cause. Les filtres qui ne nécessitent pas d’application tierce fonctionnent la plupart du temps parfaitement bien, mais pour ceux qui doivent s’appuyer sur Gimp ou Dia, par exemple, ce n’est pas tout à fait pareil.

Bon, pour notre exemple, prenons une extension utilisée par les concepteurs de sites pour exporter un fichier SVG vers Gimp tout en conservant la grille et les guides et en convertissant chaque calque du fichier en un calque Gimp. Lorsque le système est correctement paramétré, l’extension apparaît dans le menu Fichier>Enregistrer sous, sous l’intitulé « Gimp XCF avec conservation des calques ».

Un peu de technique (juste un peu)

Regardons de plus près comment tout cela fonctionne (ou plutôt ne fonctionne pas…).

Tout d’abord, nous avons un script d’exportation. Un script tout bête, qui ressemble à n’importe quel script disponible dans le menu Extensions. Sauf que celui-ci est spécial, puisque dédié à l’exportation. Pour l’exécuter, Inkscape à besoin d’un fichier faisant l’interface entre l’application et l’interpréteur Python, en voici un extrait (issu de gimp_xcf.inx).

<dependency type= »executable » location= »path »>gimp</dependency>

<param name= »guides » type= »boolean » _gui-text= »Save Guides: »>false</param>
<param name= »grid » type= »boolean » _gui-text= »Save Grid: »>false</param>
<output>
<extension>.xcf</extension>
<mimetype>application/x-xcf</mimetype>
<_filetypename>GIMP XCF maintaining layers (*.xcf)</_filetypename>
<_filetypetooltip>GIMP XCF maintaining layers (*.xcf)</_filetypetooltip>
<dataloss>true</dataloss>
</output>

Les éléments <param> sont les paramètres proposés à l’utilisateur lorsque l’extension est exécutée. Tout le reste au-dessous définit comment apparaît cette extension dans le menu Enregistrer sous. L’élément <output> permet à Inkscape de reconnaitre l’extension comme un filtre de sortie. Et enfin, pour terminer, l’élément <dependency> indique que l’exécutable gimp doit impérativement se trouver dans le chemin de l’utilisateur. Sinon, rien, que dalle, pas d’exportation XCF, désolé, c’est niet. Ah si, quand même, ça laisse un petit message d’erreur dans votre dossier de configuration personnel d’Inkscape (C:\Documents and Settings\%USERNAME%\Application Data\Inkscape\extension-errors.log).

Lorsque ça fonctionne, l’extension provoque l’ouverture de la boîte de dialogue suivante :

Finalement, ce n’est pas si compliqué !

Si avec Gnu/Linux tout fonctionne bien sans rien faire, c’est parce que l’exécutable de Gimp s’appelle bien gimp, et qu’il est généralement dans le chemin /usr/bin, avec de nombreuses autres applications, et que ce chemin est pratiquement tout le temps dans l’environnement utilisateur (en gros, quand le système d’exploitation ne sait pas où est une application appelée par son seul nom, c’est dans ce chemin qu’il va regarder).

Sous Windows par contre, les exécutables des applications ne sont pas stockés dans un dossier commun, et ne sont donc pas par défaut dans l’environnement utilisateur. Il faut alors les ajouter, si besoin, dans la variable qui va bien. Voici comment faire (avec XP, mais ça ne doit pas être trop différent avec Seven et Vista) :

1. Ajoutez le chemin vers Gimp dans l’environnement système (tout ce qui est dans le chemin système est propagé à l’environnement utilisateur).

1a. Cliquez-droit sur l’icône Poste de travail et choisissez Propriétés dans le menu contextuel pour ouvrir la boîte de dialogue des propriétés système.
1b. Dans l’onglet Avancé, cliquez sur le bouton Variables d’environnement, tout en bas à gauche.
1c. Dans les variables système, partie basse de la boîte des variables d’environnement, double-cliquez sur la variable Path.
1d. Ajouter à la fin de la chaîne un point-virgule, puis le chemin vers Gimp. Avec Gimp 2.6, il faut ajouter la chaîne suivante « ;C:Program Files\GIMP-2.0\bin ».
1e. Fermez proprement (en cliquant Oui partout) les boîtes de dialogue précédemment ouvertes.

2. Renommez l’exécutable.

2a. Dans le dossier d’installation de Gimp, copier l’exécutable « gimp-2.6.exe ».
2b. Renommez la copie en « gimp.exe ».

3. Téléchargez le script à jour. Si vous avez une version d’Inkscape antérieure à la 0.49 (oui, je sais, la 0.48 n’est toujours pas sortie, mais mesurez votre chance, je vous donne là une astuce pour une fonctionnalité qui n’est sensée fonctionner que dans plusieurs mois !), votre version du script plante lamentablement (pour une sombre histoire d’antislash dans les chemins, allez comprendre…). Effectuez alors les étapes suivantes.

3a. Téléchargez la dernière version du fichier script [1]. Si vous êtes gourmands, et que vous voulez aussi profiter d’une nouvelle option permettant d’exporter (ou pas) le fond de page dans chaque calque Gimp et d’un nouvel onglet d’aide (le tout non traduit, désolé !), téléchargez aussi le fichier inx [2].
3b. Copiez le ou les fichiers dans le dossier C:Program Files\Inkscape\share\extensions.

4. Relancez Inkscape, puis ouvrez Fichier>Enregistrer sous pour vérifier qu’une nouvelle ligne mentionnant « Gimp XCF avec conservation des calques » a bien été ajoutée.

Si par malheur ça ne fonctionnait pas comme espéré, n’hésitez pas à poser vos questions sur le site Launchpad (en français ou en anglais) [3] ou à déposer un rapport de bogue (en anglais) sur le même site.

Amusez-vous bien !

Édition du 14 janvier 2013 : des modifications effectuées récemment dans la prise en charge des traduction dans le code en développement ont rendu incompatible l’extension avec la version stable d’Inkscape. Pour que tout fonctionne normalement (mis à part les messages émis par le code Python, qui ne seront pas traduits), il faut supprimer la ligne contenant inkex.localize() dans le fichier gimp_xcf.py.

[1] http://bazaar.launchpad.net/~inkscape.dev/inkscape/trunk/annotate/head%3A/share/extensions/gimp_xcf.py

[2] http://bazaar.launchpad.net/~inkscape.dev/inkscape/trunk/annotate/head%3A/share/extensions/gimp_xcf.inx

[3] https://launchpad.net/inkscape

Concours 2009 – Les résultats !

Il est temps d’annoncer le gagnant du concours Inkscape-fr 2009.

Tout d’abord, je remercie sincèrement tous les participants. Cela fait plaisir de constater l’intérêt croissant vis-à-vis d’Inkscape par le biais, entre autre, d’autant de participations.

Il ne faut pas croire, mais choisir entre toutes ces réalisations ne fut pas une mince affaire. Vous avez tous passé du temps sur le logiciel pour en extirper ce dont vous aviez en tête. Les résultats sont visibles dans ce précédent article. Comme vous pouvez le constater, les styles sont très différents.

Le but du concours est de vous pousser à utiliser le logiciel. C’est pourquoi il était ouvert aux débutants et aux initiés. Tout le monde avait sa chance. Le livre de Cédric Gémy s’adressant aussi bien aux débutants qu’aux confirmés, nous souhaitons seulement que le gagnant apprécie sa lecture et réalisera des dessins satisfaisant.

Le gagnant du concours est Madeg avec cette illustration.

Licence LAL

Félicitation Madeg !

Pour les autres, j’espère que vous ne serez pas trop déçu. Je vous encourage à continuer à utiliser Inkscape, pour vectoriser librement.

Voici comment l’illustration a été réalisée :

1. Propriétés du document

Fichier > Propriétés du document > Couleur de fond.

Choisir la couleur souhaitée.
Des dimensions de 1000*1000 pixels ont été ici utilisées (page carrée en fait).

2. Le texte

Cliquer sur l’icône pour activer l’outil texte.

Cliquer sur la feuille de dessin (peu importe où) et taper le texte souhaité (ici « attention », « le piment… », « pique !!! ». Texte > Texte et police pour mettre en forme le texte (taille, police…). Ici, la police utilisée est « Abiscuos » et la taille est de 50 px pour le 1er mot, 120 pour les deux autres.

L’objet étant sélectionné, un simple clic sur la couleur souhaitée (rouge #FF0000) de la palette (juste au-dessous de la barre de défilement) définira la couleur de remplissage du texte. (Remarquer qu’un clic droit permet de définir aussi la couleur du contour).

Pour centrer le texte par rapport à la page :
Objet > Aligner et distribuer Aligner relativement à : Page.
Cliquer sur la 3ème icône de la 1ère ligne (Regarder les dessins, c’est logique !).

Déplacer enfin les éléments de haut en bas pour leur donner la place souhaitée (avec la combinaison Maj+↑ d’abord, puis ↑ tout seul pour préciser).

Les deux traits autour du mot « attention » se font à l’aide du simple crayon (on simplifie juste le tracé une fois ou deux : Chemin > Simplifier ou Ctrl+L)

3. Les cases

Créer 1 carré de côté 300 pixels et le remplir avec la couleur rouge #FF0000 comme expliqué récédemment.Le placer à gauche de la page sous le mot « Piment ».
Pour donner un effet irrégulier au contour : Convertir le rectangle en chemin (Chemin > Objet en chemin). Ajouter des nœuds (Extensions > Modification de chemin > Ajouter des nœuds) : le
choix des paramètres ici importe peu, du moment que le nombre de nœuds (visibles lorsque le chemin est sélectionné) reste relativement peu élevé (une centaine de nœuds semble raisonnable).
Déplacer les nœuds aléatoirement (Extensions > Modification de chemin > Déplacer les
nœuds aléatoirement
) en réglant le déplacement maximum sur les axes X et Y à 1,0 px.

Dupliquer 2 fois la case en appliquant 2 « coups de tampon » :
Sélectionner l’objet en gardant le bouton de la souris pressé et appuyer deux fois sur la
barre d’espace (sans déplacer la souris). Là où il y avait tout à l’heure 1 seule case, il y
en a 3.

Déplacer horizontalement les deux cases supérieures, avec la combinaison Maj+↑ par
exemple, ce qui permet d’obtenir un espace identique entre chaque case.
Sélectionner enfin les 3 cases, les grouper et les centrer par rapport à la page comme
vu précédemment.

4. Les dessins

Dessiner sur papier l’histoire souhaitée.
Prendre soin d’accentuer les contours du dessin au feutre noir.

Prévoir 4 dessins séparés facilite la suite.

Scanner les 4 dessins.
Importer les scans vers Inkscape (Fichier > Importer). Vectoriser les dessins : Chemin > Vectoriser le bitmap (Utiliser de préférence le mode « Détection de contour » et ajuster le seuil selon la qualité de l’image (d’où l’utilité de l’accentuation des contours sur papier) et/ou jouer avec les options suppression des parasites, optimisation des chemins…)
Essayer toutefois de préserver cet effet « naturel » du dessin papier.

Ajuster les dimensions des nouveaux chemins formés et les disposer aux emplacements souhaités (les 3 premiers dans les cases et le dernier sous la 3 ème case).
Définir le rouge comme couleur de remplissage du dernier dessin.

Pour les « crounch » : Créer un texte « crounch » près du visage du personnage.
Choisir sa police et sa taille (Century, 20, par exemple)
Convertir le texte en chemin : Chemin > Objet en chemin.
Convertir les contours du chemin en chemins : Chemin > Contour en chemin.
Ajouter des nœuds (vu précédemment) et les déplacer aléatoirement (vu précédemment aussi) avec des déplacements horizontaux et verticaux de 0,5 px au maximum.

Pour finir, dupliquer 3 ou 4 fois ce « crounch » avec des « coups de tampon » comme vu précédemment (ou plutôt, répéter la procédure pour éviter l’impression artificielle du copier-coller).

5. La flamme

Tracer au crayon la silhouette d’une grande flamme (ce sera la forme approximative de la flamme finale), d’une plus petite à l’intérieur, et d’une troisième à l’intérieur de la deuxième.

Simplifier (Ctrl+L) les tracés. Si la silhouette semble trop arrondie, passer en mode d’édition de nœuds et rendre dur les nœuds au bout des pointes de la flamme :

Nœud doux

Nœud dur

Choisir un remplissage rouge (#FF0000) pour la flamme, orange (#FF6600) pour la seconde et jaune (#FFFF00) pour la dernière. Veiller à ce que la rouge soit située sous l’orange, et elle-même sous la jaune.

Ajouter des nœuds et les déplacer aléatoirement avec une amplitude de 20 px sur les deux axes.

Appliquer l’effet « Clapotis » aux trois flammes (Filtres > Déformation > Clapotis) puis l’effet « Aquarelle » (Filtres > Textures > Aquarelle).
Attention à avoir bien positionné les 3 chemins car leur nombre important de nœuds
rend les modifications du document difficiles.

6. Export

Fichier > Exporter en bitmap > Page

Choisir les dimensions du bitmap, la résolution (attention plus elle est élevée, plus l’export sera long) et le nom. Le fichier final sera ainsi au format png.

Conclusion

Merci Madeg pour ces explications et bonne continuation !