Débuter avec OpenSCAD

Installer OpenSCAD.

Téléchargez le fichier openscad-2010.05.linux-x86.tar.gz sur le site http://www.openscad.org/. Une fois l’archive au format .tar.gz décompressé, vous obtenez le dossier openscad-2010.05.linux-x86. On lance le logiciel en cliquant sur le fichier openscad situé dans le sous-dossier /bin. Bien sûr, rien ne vous empêche de créer une icône sur le bureau pour lancer directement le logiciel.

Il manque un fichier pour qu’OpenSCAD puisse démarrer. En lançant le logiciel depuis une fenêtre de terminal, pour obtenir des explications, il est indiqué qu’il manque la bibliothèque libmpfr.so.1, laquelle doit se trouver dans le sous-dossier /lib/openscad. Le fichier correspondant, installé sur mon système, se nomme libmpfr.so.4.0.0 et se situe dans le dossier /usr/lib. Il suffit de copier-coller ce fichier dans le bon dossier et de le renommer pour qu’OpenSCAD accepte de démarrer.

Le fichier install.sh, placé dans le dossier openscad-2010.05.linux-x86, permet d’installer OpenSCAD dans le dossier /usr/local. Le logiciel devient ainsi accessible à l’ensemble des utilisateurs du système. Naturellement, cette installation est facultative.

Ouvrir et visualiser une pièce.

En sélectionnant le menu File / Open …, une fenêtre apparaît pour choisir le dossier et le fichier à ouvrir. Le format .scad est le format natif.

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Une fois le fichier ouvert, sélectionnez le menu Design / Reload and compile ou, pour aller plus vite, appuyez sur la touche F4 du clavier.

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La pièce apparaît alors dans la zone graphique. Ensuite, on peut la visualiser selon l’orientation et le grossissement voulu.

  • Pour tourner la pièce :
    Déplacez la souris en appuyant sur son bouton gauche.
  • Pour déplacer la pièce :
    Déplacez la souris en appuyant sur son bouton droit.
  • Pour rapprocher ou éloigner la pièce :
    Tournez la molette de la souris.

Par ailleurs, le menu View permet, entre autre, de positionner la pièce selon les diverses vues planes, de cacher ou de montrer les axes du repère …

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Une vingtaine d’exemples de pièces sont accessibles directement avec le menu File / Examples, pour réaliser rapidement quelques tests. Ces exemples sont placés dans le sous-dossier Examples du dossier d’installation.

Modéliser une pièce.

L’éditeur de texte intégré au logiciel se manipule agréablement. Autant l’utiliser. Les sauvegardes se font rapidement en appuyant sur la touche F2 du clavier. Le menu Design / Automatic Reload and Compile évite d’appuyer sur la touche F4 du clavier à chaque modification du code. Les caractères //, placés devant une ligne de code, transforme cette ligne de code en commentaire non pris en compte dans la modélisation. Ils sont très pratiques pour réaliser des tests. Nous allons voir deux exemples.

Le premier exemple est celui d’une pièce usinée en tournage, reprise en fraisage pour réaliser un méplat. Il s’agit de l’assemblage d’un tronc de cône et de deux cylindres, auquel on enlève un parallélépipède.

Forme tournée :

La fonction cylinder() crée un cône, un tronc de cône ou un cylindre. La fonction translate() positionne le volume créé à l’endroit voulu. La fonction union() assemble les volumes pour n’en former qu’un seul.

Tapez dans l’éditeur d’OpenSCAD les lignes suivantes :

union() {
cylinder(h = 2, r1 = 4, r2 = 6);
translate([0, 0, 2]) cylinder(h = 15, r = 6);
translate([0, 0, 17]) cylinder(h = 10, r = 4);
}

Sauvegardez votre programme, en appuyant sur la touche F2 du clavier, sous le nom de votre choix. Vous obtenez :

mod01

Forme fraisée :

La fonction cube() crée un parallélépipède. La fonction difference() soustrait les volumes pour n’en former qu’un seul.

Complétez votre programme :

difference() {
union() {
cylinder(h = 2, r1 = 4, r2 = 6);
translate([0, 0, 2]) cylinder(h = 15, r = 6);
translate([0, 0, 17]) cylinder(h = 10, r = 4);
}
translate([12, 0, 0]) cube([20, 20, 20]);
}

Sauvegardez pour obtenir :

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Coloration et état de surface :

La fonction color() définit la couleur de la pièce. Le paramètre $fn = 100 augmente le nombre de facettes des cylindres. Complétez une nouvelle fois votre programme :

color([180/255, 200/255, 220/255]) {
difference() {
union() {
cylinder(h = 2, r1 = 4, r2 = 6, $fn = 100);
translate([0, 0, 2]) cylinder(h = 15, r = 6, $fn = 100);
translate([0, 0, 17]) cylinder(h = 10, r = 4, $fn = 100);
}
translate([12, 0, 0]) cube([20, 20, 20]);
}
}

Le décalage des lignes de code vers la droite, que l’on nomme indentation, n’est pas nécessaire. Il sert juste à rendre le programme plus facile à relire. Au final, voilà le résultat !

mod03

Le deuxième exemple est celui d’un vase, forme élégante obtenue par rotation d’un profil. Le but, ici, est de monter que le profil en question peut être créé au format .dxf, avec un logiciel quelconque.

Dessin du profil :

Le profil ci-dessous, créé avec le logiciel de CAO 2D QCad, est sauvegardé sous le nom profil.dxf. Il s’agit d’un contour fermé.

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Rotation du profil :

La fonction rotate_extrude() génère une forme de révolution en faisant tourner un profil autour de l’axe vertical passant par l’origine du repère. Entrez dans l’éditeur d’OpenSCAD la ligne de code suivante :

rotate_extrude(file= »profil.dxf »);

Sauvegardez votre programme dans le dossier contenant le fichier profil.dxf, sous le nom vase.scad par exemple. Vous obtenez un joli vase.

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Conclusion.

La documentation sur OpenSCAD, en anglais, se trouve sur le site : http://en.wikibooks.org/wiki/OpenSCAD_User_Manual. Des liens vers d’autres sources de documentation sont disponibles sur le site http://www.openscad.org/.

En conception 3D, une pratique courante consiste à dessiner des profils et à les déplacer pour générer des volumes. Pour définir un profil, il faut se contenter des outils proposés par le logiciel utilisé. Avec OpenSCAD, le profil peut être créé avec n’importe quel logiciel de dessin, autrement dit avec les outils de son choix!

OpenSCAD se base sur un langage de programmation d’une grande efficacité et d’un abord relativement facile. Il permet de réaliser des formes complexes avec un code parfois très court. En plus, la présentation du logiciel est à la fois moderne et agréable.

Débuter avec BRL-CAD

Après le démarrage du logiciel, on obtient deux fenêtres distinctes :

  • La fenêtre en mode texte, où on tape les commandes à exécuter.
  • La fenêtre graphique, pour visualiser la pièce.

Les commandes peuvent être soit tapées dans la fenêtre de commandes, soit sélectionnées dans un menu déroulant. Globalement, on construit la pièce en mode filaire et, lorsqu’on le souhaite, on la visualise en mode ombré, selon l’angle et le grossissement voulu, pour obtenir une belle image.

BRL-CAD fonctionne sous Linux, BSD, Mac, Windows, Solaris et IRIX. Il n’est disponible qu’en anglais. Ci-dessous, voici ce à quoi il ressemble, après avoir ouvert et visualisé un projet :

pres00

BRL-CAD est un logiciel libre, sous licence LGPL.

Installer BRL-CAD.

J’utilise une distribution de type Debian et j’ai voulu utiliser le gestionnaire de dépôts Synaptic. Malheureusement, BRL-CAD ne figurait pas dans la liste des logiciels proposés.

Le site http://sourceforge.net/projects/brlcad/files/BRL-CAD%20for%20Linux/ permet de télécharger, entre autres, le fichier brl-cad_7.18.0-0_i386.deb. L’installation s’effectue très simplement en cliquant sur ce fichier. Une fois l’installation terminée, on démarre le logiciel en tapant mged dans une fenêtre de terminal ou, avec le chemin complet, en tapant /usr/brlcad/bin/mged. Selon votre environnement de bureau (KDE, Gnome, XFCE, LXDE…), trois liens seront probablement créés :

  • Un lien pour lancer directement le logiciel.
  • Un autre pour afficher une documentation détaillée.
  • Et un dernier pour accéder à de nombreux exemples de réalisations.

Sous Gnome, ces liens apparaissent dans le menu Application/Graphics.

L’ensemble des fichiers relatifs à BRL-CAD (paquets au format .rpm, sources du logiciel…) peuvent être téléchargés sur le site http://sourceforge.net/projects/brlcad/files/ ou sur le site de BRL-CAD.

Ouvrir et visualiser une pièce.

Après le démarrage du logiciel, sélectionnez le menu File / Open … Une fenêtre apparaît alors pour choisir le dossier et la pièce à afficher, le format .g étant le format natif.

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Une fois la pièce sélectionnée, cliquez sur le bouton Ouvrir. Vous constatez alors que la fenêtre graphique n’affiche … rien !

Quelques explications s’imposent …

Une pièce se décompose en plusieurs volumes. Les commandes suivantes, à taper dans la fenêtre de commande et à valider avec la touche Entrée du clavier, gèrent l’affichage des volumes.

ls[Enter] (ls avec la lettre L minuscule) Affiche la liste des noms de tous les volumes.
draw nom_du_volume[Enter] Montre le volume nommé « nom_du_volume ».
erase nom_du_volume[Enter] Cache le volume nommé « nom_du_volume ».
draw *[Enter] Montre tous les volumes.
Z[Enter] Cache tous les volumes.

En somme, repérez le volume final avec la commande ls, tapez draw nom_du_volume puis validez. Sinon, tapez draw * puis validez. La pièce s’affiche alors en mode filaire. Deux solutions permettent de positionner la pièce pour la visualiser selon l’angle souhaité. Dans les deux cas, il faut placer le curseur de la souris dans la fenêtre graphique.

Première solution :

  • Pour translater la pièce :
    Cliquez sur le bouton central de la souris.
  • Pour rapprocher ou éloigner la pièce :
    Cliquez sur les boutons droit ou gauche de la souris.
  • Pour tourner la pièce :
    Appuyez sur les touches fléchées du clavier.

Deuxième solution :

  • Pour translater la pièce :
    Maintenez la touche Shift du clavier enfoncée puis déplacez la souris tout en appuyant sur un de ses boutons.
  • Pour rapprocher ou éloigner la pièce :
    Maintenez les touches Ctrl et Shift du clavier enfoncées puis déplacez la souris tout en appuyant sur un de ses boutons.
  • Pour tourner la pièce :
    Maintenez la touche Ctrl du clavier enfoncée puis déplacez la souris tout en appuyant sur un de ses boutons.

Pour le mode ombré, sélectionnez le menu File / Raytrace … Vous obtenez alors la fenêtre :

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Cliquez sur le bouton Raytrace. L’opération étant terminée, vous constatez que l’affichage en mode filaire apparaît par dessus le mode ombré. En fait, les modes filaire et ombré sont dessinés sur deux calques différents.

vis02

Pour effacer le mode filaire, tapez Z dans la fenêtre de commande et validez. Si vous voulez effacer le mode ombré, par exemple pour poursuivre votre travail, sélectionnez le menu File / Raytrace … puis cliquez sur le bouton fbclear.

Une trentaine d’exemples de projets sont fournies avec le logiciel, permettant de réaliser rapidement quelques tests. Vous trouverez ces exemples dans le dossier /usr/share/brlcad/db.

Modéliser une pièce.

Une éternelle question se pose au rédacteur d’un article : Quel exemple choisir, pas trop compliqué, parmi l’infinité des solutions possibles ?

Cette fois, ce sera une tasse.

Nous allons la modéliser en trois étapes.

  1. Créer trois volumes élémentaires.
  2. Additionner ou soustraire les volumes.
  3. Mettre de la couleur.

Créer trois volumes élémentaires :

Après le démarrage du logiciel, sélectionnez le menu File / New … Vous obtenez alors la fenêtre :

mod00

Entrez le nom de la nouvelle base de données (qui sera votre création et qui contiendra tous les éléments constituant l’objet final), de préférence avec l’extension .g, puis validez en cliquant sur le bouton OK. Choisissez un nom suffisemment explicite pour vous permettre de retrouver facilement vos objets dessinés.

Pour chaque volume, vous devez taper, dans la fenêtre de commandes : in, un espace, le nom choisi (suivi de l’extension .s), la fonction pour créer le volume (cylindre, rectangle…). Ensuite, vous avez deux possibilités :

  • Soit vous entrez les paramètres du volume (position, dimensions…) puis vous validez avec la touche Entrée du clavier.
  • Soit vous validez avec la touche Entrée du clavier, auquel cas ces paramètres vous seront demandés en suivant.

En somme, tapez dans la fenêtre de commandes :

in exterieur.s rcc 0 0 0 0 0 4 2[Enter] pour créer le volume extérieur de la tasse,
in interieur.s rcc 0 0 0.3 0 0 4 1.7[Enter] pour créer le volume intérieur de la tasse,
in anse.s tor 0 2.3 2 1 0 0 1.3 0.3[Enter] pour créer le volume de l’anse de la tasse. Ce volume est un tore.

Vous obtenez, dans la fenêtre graphique :

mod02

Additionner ou soustraire les volumes :

On va créer le volume intermédiaire volume.r en additionnant les volumes exterieur.s et anse.s, obtenir le résultat final resultat.r en soustrayant le volume interieur.s du volume volume.r.

r volume.r u exterieur.s u anse.s[Enter]
r résultat.r u volume.r – interieur.s[Enter]

Pour visualiser le résultat final, il faut uniquement sélectionner le dernier volume.

Z[Enter]
draw resultat.r[Enter]

Vous devriez obtenir le résultat :

mod03

En mode ombré, cela donne :

mod04

Mettre de la couleur :

Tapez, dans la fenêtre de commande :

mater resultat.r plastic 200 0 200 0[Enter]

Notre travail est maintenant terminé.

mod05

Quelques commandes complémentaires peuvent être utiles pour vos tests :

l nom_du_volume[Enter] Affiche les paramètres du volume.
kill nom_du_volume[Enter] Enleve le volume de la base de données.
q[Enter] Quitte le logiciel.

Conclusion.

Pour utiliser pleinement BRL-CAD, il est indispensable d’étudier la documentation fournie avec le logiciel. En anglais et au format HTML, elle se consulte avec un simple navigateur. Il s’agit du fichier toc.html, situé dans le dossier /usr/share/brlcad/html. Cette documentation s’appuie sur de nombreux exemples et se divise en trois parties : Les articles, les livres et les leçons. Elle complète la documentation accessible sur le site officiel, à l’adresse http://brl-cad.org/wiki/Documentation.

BRL-CAD ouvre deux fenêtres distinctes : Une pour entrer les commandes et une autre pour visualiser la pièce. Chacune de ces fenêtres comporte le même menu. Un des menus est donc inutile car redondant. Quelques icônes, une police de caractère plus élégante, des couleurs moins ternes, une traduction en plusieurs langues … rendraient le logiciel nettement plus attrayant.

Vous l’avez compris : La présentation mériterait d’être modernisée. Cependant, malgré son allure austère, BRL-CAD reste un logiciel de CAO 3D étonnamment complet et efficace.


Voir aussi :

Le site de BRL-CAD.

Un Wiki en français en cours de développement et qui traduit le manuel d’utilisation anglais.

Quelques réalisations créées avec ce logiciel.

Pour les matheux : hyperbole elliptique, une réalisation intéressante,

Débuter avec Salome

Installer Salome.

Parviendrez-vous à installer Salome avec un gestionnaire de dépôts ? Au moment de la rédaction de ce tutoriel (février 2011), cela s’est avéré difficile avec la distribution de Linux utilisée, mais il est probable que ça évolue. J’ai tenté une installation avec Synaptic, étant sous une distribution de type Debian. Lors de l’installation, Synaptic me demandait de désinstaller quelques fichiers. A cause des conséquences pour d’autres logiciels, j’ai renoncé à cette solution.

Le site http://www.salome-platform.org/download propose les sources de Salome, les binaires (pour processeurs 32 ou 64 bits) adaptés à diverses distributions de Linux. L’accès au téléchargement nécessite un login et un mot de passe, à se procurer à l’adresse http://www.salome-platform.org/join_form. En téléchargeant les Universal binaries for Linux, vous obtenez une archive volumineuse au format .tgz, laquelle décompressée engendre un dossier occupant 1,2 Go. Salome démarre en tapant /home/votre_dossier_personnel/Salome-V5_1_5_32bit/runSalome dans une fenêtre de terminal. Bien sûr, rien ne vous empêche de modifier le nom et l’emplacement du dossier d’installation, de créer une icône sur votre bureau pour lancer directement le logiciel.

Une autre solution consiste à se tourner vers CAE Linux. Ce live DVD, proposé sur le site http://www.caelinux.com/CMS/, contient de nombreux logiciels de mécanique, dont Salome. La dernière version de CAE Linux fonctionne sur les ordinateurs avec processeur 64 bits. Pour un processeur 32 bits, vous devrez vous contenter de la version 2008 de CAE Linux. Pour télécharger l’image iso du DVD, vous devez, au préalable, demander un login et un mot de passe.

Ouvrir et visualiser une pièce.

Le logiciel étant démarré, commençons par configurer la langue. Sélectionnez le menu File / Preferences. Vous obtenez la fenêtre ci-dessous. Sélectionnez fr comme Language, cliquez sur le boutons Apply puis OK. Quittez et redémarrez le logiciel pour que la modification de la langue devienne effective.

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Le menu Fichier / Ouvrir permet de choisir le dossier et la pièce à afficher, au format .hdf qui est le format natif.

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Sélectionnez le module Géometry de Salome puisque c’est avec ce module que nous allons continuer.

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A ce stade, vous serez probablement surpris de ne pas voir votre pièce apparaître dans la zone de visualisation.

Un peu de patience !

Une pièce étant modélisée à partir de plusieurs volumes, le menu Affichage / Afficher tout permet de voir l’ensemble formé.

Le menu Affichage / Mode de visualisation / Ombrage permet de voir la pièce sous forme volumique au lieu de la forme filaire. Pour que la pièce occupe la plus grande partie de la fenêtre de visualisation, cliquez sur le bouton Tout afficher.

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Deux remarques avant de continuer :

  • Il est possible de visualiser séparément chaque élément d’une pièce, avec un clic droit de la souris sur l’élément en question dans l’arbre de construction, et en sélectionnant l’option Afficher uniquement.
  • Les formats .stp, .igs, .sat et .brep peuvent être importés avec le menu Fichier / Importer.

Le système de commandes par défaut permet de mouvoir la pièce afin de la visualiser sous n’importe quel angle.

  • Pour tourner la pièce :
    Maintenez la touche Ctrl du clavier enfoncée, appuyez sur le bouton droit de la souris en la déplaçant.
  • Pour translater/déplacer la pièce :
    Maintenez la touche Ctrl du clavier enfoncée, appuyez sur le bouton central de la souris en la déplaçant.
  • Pour rapprocher ou éloigner la pièce :
    Maintenez la touche Ctrl du clavier enfoncée, appuyez sur le bouton gauche de la souris en la déplaçant ou, plus simplement, faites tourner la molette de la souris.

En outre, quelques boutons du tableau de bord permettent de modifier la vue :

  • vis10 Déplacer la pièce.
  • vis11 Tourner la pièce.
  • vis12 Vue de face de la pièce.
  • vis13 Afficher ou cacher les trois axes.
  • vis14 Changer le système de commandes pour visualiser la pièce.

A gauche de la fenêtre, vous distinguez l’arbre de construction. Il montre la procédure choisie pour modéliser la pièce. Il se complète au fil des travaux.

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Si vous utilisez le live DVD CAE Linux, vous trouverez quelques exemples de pièces dans le dossier /union/opt/helpers/docs/tutorial/. Sinon, vous pouvez télécharger deux exemples de pièces, récupérés sur le DVD CAE Linux, en cliquant sur les liens pipe.hdf et piston.hdf.

Modéliser une pièce.

Sélectionnez le menu Fichier / Nouveau puis le module Géométry.

Nous allons utiliser essentiellement deux menus :

  • Nouvel objet pour dessiner des points, des lignes, des volumes.
  • Opérations pour fusionner ou soustraire des volumes.

Les principales fonctions de ces menus sont accessibles directement par des boutons sur le tableau de bord :

  • mod01Dessiner un point, un segment ou un cercle.
  • mod02 Créer un parallélépipède, un cylindre ou une sphère.
  • mod03 Générer un volume en déplaçant un profil en translation ou en rotation.
  • mod04 Fusionner ou soustraire deux volumes.

Avec Salome, on ne peut pas, par exemple, dessiner d’emblée une ligne.

Sachant qu’une ligne passe par deux points, il faut d’abord créer les deux points.

En définitive, cette procédure s’avère logique et la perte de temps, par rapport à une méthode plus directe, reste minime. Pour modéliser un exemple de pièce, nous allons :

  1. Dessiner un profil.
  2. Créer le premier volume en translatant le profil.
  3. Arrondir les arêtes vives du volume obtenu.
  4. Créer un cylindre.
  5. Soustraire les deux volumes.

Dessiner un profil.

Sélectionnez le menu Nouvel objet / Esquisse 2D, pour obtenir la fenêtre :

mod11

En bas, à la rubrique Valeurs, entrez respectivement les points de coordonnées : (0; 0), (80 ; 0), (80; 20), (40; 40) et (0; 40).

A chaque fois, cliquez sur le bouton Appliquer.

Pour le dernier point, cliquez sur le bouton Fermer le contour et valider. Vous obtenez :

mod12

Sélectionnez le menu Nouvel objet / Construire / Face, pour obtenir la fenêtre :

mod13
Sélectionnez Contour 1 dans l’arbre de construction puis cliquez sur le bouton Appliquer et Fermer. Votre contour a permis de créer une face.

Créer le premier volume en translatant le profil.

Le profil étant créé, il faut le déplacer selon une direction à définir. Sélectionnez le menu Nouvel objet / Objets de base / Vecteur pour obtenir la fenêtre :

mod21

Entrez 10 pour Dz puis cliquez sur le bouton Appliquer et Fermer.

Sélectionnez ensuite le menu Nouvel objet / Génération / Extrusion pour obtenir la fenêtre :

mod22
Complétez les champs (cliquez dans l’arbre de construction) :

  • Base : Face_1
  • Vecteur : Vecteur_1
  • Hauteur : 50

Cocher la case Dans les deux directions puis cliquez sur le bouton Appliquer et Fermer.

Avec Ombrage comme mode de visualisation, vous obtenez :

mod23

Arrondir les arêtes vives du volume obtenu.

Sélectionnez le menu Opérations / Congé 3D pour obtenir la fenêtre :

mod31

Entrez Extrusion_1 pour Objet principal, laissez 5 comme Rayon, cliquez sur le bouton Appliquer et Fermer pour obtenir :
mod32

Créer un cylindre.

Au préalable, créez :

  • Le point d’insertion (menu Nouvel objet / Objets de base / Point) de coordonnées (40; 0; 0).
  • Le vecteur de coordonnées (0; 10; 0).

Sélectionnez le menu Nouvel objet / Primitive / Cylindre pour obtenir la fenêtre :

mod41
Complétez les champs :

  • Point de base : Sommet_1
  • Vecteur : Vecteur_2
  • Rayon : 22
  • Hauteur : 40

Cliquez sur le bouton Appliquer et Fermer. Pour changer du mode ombrage, voici ce que vous obtenez en mode filaire :

mod42

Soustraire les deux volumes.

Sélectionnez le menu Opérations / Opérations booléennes / Découpe pour obtenir la fenêtre :

mod51
Complétez les champs :

  • Objet principal : Congé_1
  • Objet outil : Cylindre_1

Cliquez sur le bouton Appliquer et Fermer.

En affichant uniquement le volume Découpe_1 en mode ombré, vous obtenez :

mod52

Conclusions.

Le menu Aide / Geometry module / User’s Guide fournit une documentation en anglais.

Elle est au format HTML, située dans le dossier /home/votre_dossier_personnel/Salome-V5_1_5_32bit/SALOME5/V5_1_5/GEOM_V5_1_5/share/doc/salome/gui/GEOM/ et se consulte avec un navigateur quelconque.

Par ailleurs, le site de Salome propose cette même documentation au téléchargement.

Salome est-il assimilable à un logiciel de CAO 3D ?

La frontière à partir de laquelle un modeleur volumique devient un logiciel de CAO 3D n’est pas évidente à définir. Elle dépend des attentes de l’utilisateur. Avec Salome, on dessine en 3D agréablement et, avec un peu d’habitude, de manière plutôt efficace.

Au premier abord, Salome manque passablement d’élégance :

  • La pièce que l’on vient d’ouvrir ne s’affiche pas directement en mode ombré.
  • Il faut relancer le logiciel pour qu’une préférence sur la langue ou sur une couleur devienne effective.
  • Les couleurs par défaut, la pièce en jaune sur le fond bleu, sont relativement criades.

L’écrin ne fait pas le bijou, ne vous fiez pas à cette critique futile !

Salome est une véritable petite merveille, rappelant qu’un modèle volumique peut aussi être utilisé en simulation numérique, et pas seulement dans les domaines de la conception ou de la fabrication assistées par ordinateur.


Eric LEYDET

Février 2011

Débuter avec FreeCAD

Installer FreeCAD.

Le logiciel s’installe simplement avec un gestionnaire de dépôts, par exemple Synaptic pour ceux qui sont sous une distribution de type Debian. Une fois l’installation terminée, on démarre le logiciel en tapant freecad dans une fenêtre de terminal. On peut aussi se rendre dans le dossier /urs/bin puis cliquer sur le fichier freecad.

Selon votre environnement de bureau (KDE, Gnome, XFCE, LXDE…), un lien sera probablement créé pour lancer directement le logiciel. Sous Gnome, ce lien apparaît dans le menu Application/Graphics.

D’autres solutions permettent d’installer FreeCAD. Elles sont expliquées de manière détaillée sur divers sites internet comme http://doc.ubuntu-fr.org/freecad. Par ailleurs, le logiciel est téléchargeable sous la forme d’une archive au format .tar.gz, à l’adresse http://sourceforge.net/projects/free-cad/.

Ouvrir et visualiser une pièce.

Commençons par configurer le menu en Français.

Sélectionnez le menu Edit / Preferences…, choisissez French comme Language, cliquez sur les boutons Apply puis OK.

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Sélectionnez le menu Fichier / Ouvrir.

Une fenêtre s’affiche alors pour choisir le dossier et la pièce à afficher. Le format .fcstd est le format natif, mais de nombreux formats, comme .stp, .igs, .obj, .dxf ou .svg, peuvent être également être importés.

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Une fois la pièce ouverte, on peut la faire bouger de diverses manières pour la visualiser.

  • Pour tourner la pièce :
    Appuyez sur le bouton gauche de la souris en la déplaçant.
  • Pour déplacer la pièce :
    Maintenez la touche Shift du clavier enfoncée, appuyez sur le bouton gauche de la souris en la déplaçant.
  • Pour rapprocher ou éloigner la pièce :
    Faites tourner la molette de la sourie.

A gauche de la fenêtre, l’arbre de construction se complète au fil des travaux. Il indique la procédure choisie pour obtenir la pièce. Cet arbre de construction apparaît en sélectionnant Vue / Vues /Vue combinée dans la barre de menu.

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Un exemple de pièce est téléchargeable en cliquant sur le lien : support.fcstd

Modéliser une pièce.

En conception 3D, une pratique courante consiste à générer les volumes en dessinant des profils et en les déplaçant, en translation ou en rotation par exemple. FreeCAD n’est pas encore terminé et les fonctions permettant de créer les profils sont, pour l’instant, rudimentaires. Nous préférons donc modéliser nos pièces en assemblant des volumes élémentaires. Cette solution consiste :

  1. A créer des volumes élémentaires : Parallélépipèdes, cylindres, cônes…
  2. A les positionner et à en modifier les dimensions.
  3. A les additionner ou à les soustraire.

Créer trois volumes.

Pour commencer, créez un nouveau document, en sélectionnant Fichier / Nouveau dans la barre de menu ou, plus directement, en cliquant sur l’icône Créer un nouveau document vide :

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Ensuite, créez deux parallélépipèdes et un cylindre en cliquant deux fois sur l’icône Créer un objet cube et une fois sur l’icône Créer un cylindre.

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Positionner et définir les dimensions.

Faites apparaître, le cas échéant, l’arbre de construction pour accéder aux propriétés des objets (menu Vue / Vues /Vue combinée). Ensuite, cliquez sur le premier volume, nommé Box par défaut et ensuite, tout en bas, sur l’onglet Data. Pour les dimensions de ce parallélépipède, entrez :

  • Height : 40.00
  • Length : 20.00
  • Width : 10.00

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De la même manière, entrez les dimensions du deuxième parallélépipède, nommé Box001 :

  • Height : 15.00
  • Length : 10.00
  • Width : 5.00

Pour la position de ce deuxième parallélépipède, entrez :

  • x : 5.00
  • y : 2.50
  • z : -15.00

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Il reste à définir le cylindre nommé Cylinder. Pour ses dimensions :

  • Angle : 360.00
  • Height : 10.00
  • Radius : 5.00

Et pour sa position :

  • Angle : -90.00
  • Axis : [1.00 0.00 0.00]
  • Position : [10.00 0.00 30.00]

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Remarquez que les valeurs contenues entre les crochets [ ] sont séparées par un caractère d’espacement et non pas par un quelconque caractère de ponctuation comme c’est souvent le cas.

Additionner et soustraire les volumes.

Cliquez sur le bouton : Lance une opération booléenne entre deux formes sélectionnées:

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Sélectionnez à gauche le volume Box, à droite le volume Box001, au-dessus l’opération booléenne Union puis cliquez sur les boutons Appliquer puis Fermer.

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Cliquez une nouvelle fois sur le bouton : Lance une opération booléenne entre deux formes sélectionnées. Sélectionnez à gauche le volume Fusion, à droite le volume Cylinder, au-dessus l’opération booléenne Différence puis cliquez sur les boutons Appliquer puis Fermer.

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En cachant l’arbre de construction, vous obtenez :

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Conclusion.

La documentation, en cours de traduction en plusieurs langues, concernant FreeCAD est disponible sur le site http://sourceforge.net/apps/mediawiki/free-cad/index.php?title=Main_Page.

Une traduction en français à été commencée. Elle se trouve à l’adresse : http://sourceforge.net/apps/mediawiki/free-cad/index.php?title=Online_Help_Toc/fr/.

Tout utilisateur est invité à participer à cette documentation en se rendant au Wiki à href= »http://apps.sourceforge.net/mediawiki/free-cad/index.php dans la section « Using FreeCAD ». Un compte sourceforge est nécessaire pour se connecter.

FreeCAD est une interface graphique pour le moteur Open Cascade. Bien que le logiciel soit en développement, il est déjà utilisable pour dessiner en trois dimensions, par assemblage de volumes élémentaires. Avec quelques fonctions complémentaires, il pourrait fort bien devenir une référence dans le domaine des modeleurs volumiques.

Débuter avec Varkon

1. Installer Varkon.

Une solution consiste à utiliser un gestionnaire de dépôts, par exemple Synaptic pour ceux qui sont sous une distribution de type Debian. Une fois l’installation terminée, on démarre le logiciel en tapant varkon dans une fenêtre de terminal. On peut aussi se rendre dans le dossier /usr/bin puis cliquer sur le fichier varkonL’icône de Varkon sur le bureau n’est pas créée automatiquement.

Cette solution ne m’a pas permis d’obtenir la dernière version du logiciel. Je me suis donc rendu sur le site http://sourceforge.net/projects/varkon/ pour télécharger le logiciel, présenté sous la forme d’une archive à décompresser. Ainsi, on est libre de choisir le nom et l’emplacement du dossier d’installation. On démarre le logiciel en cliquant sur le fichier varkon situé dans le dossier dossier_installation/com/english/.

Avec cette deuxième solution, il est possible que Varkon ne démarre pas. Si c’est le cas, lancez le logiciel depuis une fenêtre de terminal, pour obtenir des explications. Ma version de Varkon utilise le fichier « libtiff.so.3″. Or, le fichier correspondant, installé sur mon système, se nomme « libtiff.so.4″. Un lien créé en tant que root résout ce problème :

ln -s /usr/lib/libtiff.so.4 /usr/lib/libtiff.so.3

2. Ouvrir et visualiser une pièce.

Avec Varkon, une pièce est modélisée à l’aide d’un ensemble de fichiers, lesquels sont parfois nombreux. Après le démarrage du logiciel, il est demandé de choisir entre deux options :

  • Editer ou créer un « RES-file ».
  • Editer ou créer un module.

im01

Avec Varkon, bien qu’il soit possible de concevoir directement une pièce, on préfère souvent créer des modules servant de base au dessin de la pièce.

Les fichiers portant l’extension .MBO servent à sauvegarder les modules.

Le fichier portant l’extension .RES sert à sauvegarder le résultat.

Nous choisissons donc la première option. Recherchez, dans l’arborescence des dossiers, le fichier avec l’extension .RES, puis validez en cliquant sur le bouton OK.

im02

Vous obtenez alors deux fenêtres :

  • La fenêtre graphique, dans laquelle la pièce est visualisée.
  • La fenêtre de menu.

Une petite habitude à prendre :

  • Le menu est organisé en arborescence.
  • Vous descendez cette arborescence en cliquant sur les fonctions souhaitées, avec le bouton gauche de la souris.
  • Pour remonter l’arborescence, placez le curseur de la souris dans la fenêtre graphique et cliquez.

La fenêtre graphique proposée par défaut est basée sur X11. Elle permet une visualisation des volumes en mode filaire uniquement. Celle basée sur OpenGL est plus agréable à utiliser. En effet, elle permet une visualisation des volumes dans les modes filaire et surfacique. Sélectionnez view / OpenGL window. Une nouvelle fenêtre s’affiche alors. Dans cette nouvelle fenêtre, vous pouvez faire bouger la pièce dans tous les sens, pour la visualiser.

  • Pour faire tourner la pièce : déplacez la souris en appuyant sur le bouton central de la souris.
  • Pour déplacer la pièce : déplacez la souris en appuyant sur le bouton central de la souris et en maintenant la touche CTRL du clavier enfoncée.
  • Pour rapprocher ou éloigner (zoomer sur) la pièce : déplacez la souris en appuyant sur le bouton central de la souris et en maintenant la touche SHIFT du clavier enfoncée.

im03

D’autres fonctions sont disponibles depuis la fenêtre graphique :

bout01 Zoom de la vue selon un cadre
bout02 Zoom au mieux montrant toute la pièce
bout03 Mode filaire
bout04 Mode surfacique
bout05 Définition des paramètres d’une vue
bout06 Gestion des niveaux
bout07 Création d’une image au format .tiff

Plusieurs exemples de projets peuvent être téléchargés sur un site dédié à Varkon : http://www.varkon.org.

3. Dessiner une ligne.

Commençons par quelque chose de simple : une ligne passant par deux points, créée dans un module.

Lancez Varkon, sélectionnez l’option « Edit or create a module » (Éditer ou créer un module) , choisissez votre dossier de sauvegarde. Entrez le nom d’un nouveau projet puis validez.

Dans la fenêtre de menu, sélectionnez create / point / curs / free.

Dans la fenêtre graphique, placez deux points avec la souris.

im11

Dans la fenêtre de menu, sélectionnez create / line / on / two pos.

Dans la fenêtre graphique, cliquez avec la souris sur le premier point puis sur le deuxième. Ici,  » on  » correspond à un mode d’accrochage : Il permet de sélectionner correctement les points. Votre ligne est tracée.

Notez que si vous vous êtes trompé, la fonction  » delete «  permet d’effacer la ligne.

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Dans la fenêtre de menu, sélectionnez edit / pen.

Dans la fenêtre graphique, sélectionnez la ligne, validez avec le bouton droit de la souris. Entrez 8 puis validez. La ligne devient rouge foncé.

Dans la fenêtre de menu, sélectionnez edit / linewidth.

Dans la fenêtre graphique, sélectionnez la ligne, validez avec le bouton droit de la souris. Entrez 5 puis validez. La ligne devient plus large.

im13

Dans la fenêtre de menu, sélectionnez MBS. Le code correspondant au module s’affiche alors, dans un éditeur de texte de type vi :

  •  » i «  pour passer en mode insertion.
  •  » Echap «  pour sortir du mode insertion (et retourner au mode commande).
  •  » w  » puis Entrée pour sauvegarder.

im14

Modifiez ce code en remplaçant PEN=8 par PEN=3.

En fermant cette fenêtre dans laquelle s’affiche le code, le dessin est automatiquement modifié et la ligne devient bleu clair.

Sélectionnez file / save/exit.

Vous constatez que trois fichiers ont été créés dans votre dossier de sauvegarde :

  • L’un avec l’extension .MBO, pour le module.
  • Un autre avec l’extension .RES, pour le dessin.
  • Le dernier avec l’extension .JOB, un projet étant, avec Varkon, constitué de différents travaux.

4. Dessiner une forme de révolution.

Abordons maintenant quelque chose de plus évolué : une forme de révolution.Comme précédemment, lancez Varkon, sélectionnez l’option  » Edit or create a module « . Choisissez votre dossier de sauvegarde. Entrez le nom d’un nouveau projet puis validez.

Commençons par définir la couleur de notre surface :

Cliquez sur  » PEN 1  » dans le menu, entrez 6 comme nouvelle valeur puis valider.

im31

Nous allons créer cinq points :

  • deux pour définir l’axe de révolution
  • et trois pour le profil. Plutôt que de cliquer au hasard avec la souris, nous allons entrer les coordonnées des points, en sélectionnant create / point / abs / free dans le menu.

Pour l’axe de révolution, créez deux points de coordonnées respectives : (0; 0; 0) et (10; -10; 0).

Pour le profil, créez les points de coordonnées : (20; 0; 0), (20; 10; 0) et (10; 20; 0).

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Rejoignez les points qui servent au profil avec des lignes, pour obtenir :

im33

Sélectionnez create / surface / rotational et laissez-vous guider par les instructions données (en anglais).

Sélectionnez une ligne à faire tourner, le premier point de l’axe de rotation ( » on  » pour le mode d’accrochage), puis le deuxième, l’angle de départ (0°), l’angle d’arrivé (360°).

Recommencez avec l’autre ligne.

Une visualisation, dans une fenêtre graphique basée sur OpenGL, donne le résultat :

im34

Conclusions.

Plusieurs sites sur Varkon, rédigés par différents auteurs, sont disponibles sur internet. Par exemple, le site http://varkon.sourceforge.net/man.htm donne différentes sources d’informations. Elles apportent un complément à la documentation détaillée fournie avec le logiciel.

Varkon s’appuie sur un langage sophistiqué qu’il est préférable de connaître pour utiliser pleinement le logiciel. Son étude est laborieuse. Mais il permet de réaliser des choses qu’il serait difficile d’obtenir avec d’autres modeleurs volumiques. L’arbre présenté dans l’introduction, qui est une fractale, en est un bel exemple.

La présentation de Varkon, faite de gris, de noir et de blanc, est un peu tristounette. Son design est très austère et toujours très « années ’80″. Elle mérite d’être égayée, avec des couleurs plus vives et plus variées. L’éditeur de texte intégré au logiciel, de type vi, mérite également d’être modernisé.

Mais ces critiques n’altèrent en rien les performances du logiciel !


Quelques liens utiles :

Le site de Varkon.

Un exemple concret de travail sur la géométrie des surfaces.

Le guide complet du logiciel Varkon.

Pour les pros de la 3D : les NURBS dans Varkon.

C’est quoi des Nurbs ?

Et pour ceux qui souhaiteraient contribuer, le code source.


Auteur : Eric Leydet (03/12/2010).

Relecteur : Guy Wallon (13/12/2010).

builtinColors = (False, "Builtin colors", 
{
'Black': ColorVector([0x00, 0x00, 0x00]),
'Blue': ColorVector([0x00, 0x00, 0xFF]),
'Green': ColorVector([0x00, 0xFF, 0x00]),
'Cyan': ColorVector([0x00, 0xFF, 0xFF]),
'Ubuntu Brown': ColorVector((0xBC, 0x79, 0x4F)),
'Debian Red': ColorVector((0xD7, 0x07, 0x51)),
'Red': ColorVector([0xFF, 0x00, 0x00]),
'Magenta': ColorVector([0xFF, 0x00, 0xFF]),
'Yellow': ColorVector([0xFF, 0xFF, 0x00]),
'White': ColorVector([0xFF, 0xFF, 0xFF])
}
)

Les pignons de HeeksCAD

1 Pignon cylindrique à denture droite.

C’est le pignon le plus commun, certainement parce qu’il est le plus simple à fabriquer sans disposer de machine-outil spécifique (une fraise module et un diviseur sur une fraiseuse universelle suffisent). Et bien évidemment, si l’on considère qu’une modélisation 3D est une fabrication virtuelle, il est également le plus simple à modéliser.

Considérons l’illustration suivante, qui en représente le processus. Nous y trouvons :

  1. Un profil de pignon importé en DXF ou réalisé, avec difficulté, dans HeeksCAD. Si le profil est dessiné dans un programme DAO externe, il convient de prendre la précaution de placer l’origine du repère OXY au centre du profil dessiné pour éviter des manipulation de positionnement par la suite ;
  2. Le plan XY étant approximativement frontal, sélectionner le profil, dans la fenêtre Objets ou dans l’espace de dessin, puis choisir la fonction Solide 3D > Extruder une esquisse (la bulle d’aide furtive de la fonction choisie dans la barre d’icône plutôt que dans le menu alphabétique indique : Extruder un maillage ou une face) ;
  3. Dans la fenêtre Saisir, indiquer la hauteur d’extrusion, ici 100 mm ;
  4. Valider en cliquant sur la coche verte qui se trouve en bas de la fenêtre Saisir ;
  5. Un volume est alors créé. La fenêtre Objets indique que le projet en cours est constitué d’un Solide 3D extrudé (le é, par suite d’un problème d’encodage n’apparaît pas. Il en est de même pour tout caractère accentué, qu’on se le dise une fois pour toutes) ;
  6. L’objet est de couleur noire par défaut. Celle-ci étant peu lisible et désagréable à la fois (à mon avis), la changer en cliquant sur Couleur dans la fenêtre Propriétés, ce qui affiche une icône avec 3 petits points noirs, puis en cliquant sur ces 3 points noirs ;
  7. Un sélecteur de couleur apparaît ; choisir la couleur désirée ;
  8. Valider le choix en cliquant sur … Valider!
  9. L’objet change de couleur.

Nota : un pignon destiné à engrener avec un autre ne peut avoir de dents dont le profil est rectiligne comme celui de notre modélisation : il doit être courbe à développante de cercle, afin que les dents en contact roulent l’une sur l’autre sans glisser. Cela ne change rigoureusement rien à la méthode de modélisation. Il suffirait d’un profil exact à extruder pour obtenir un modèle 3D exact.

Image_01

Modéliser ce genre d’objet, ou n’importe quel autre, par une extrusion simple ne comporte aucune difficulté; il s’agit d’une opération basique de tout modeleur, à destination mécanique ou non. Même OpenDraw, de la suite OpenOffice est en mesure d’extruder n’importe quel objet vectoriel. Il en va autrement pour la suite.

2 Pignon cylindrique à denture oblique.

Rigoureusement, le pignon que nous allons modéliser n’est pas à denture hélicoïdale. C’est la raison pour laquelle il est appelé ici à denture oblique. Dans le monde réel, il serait inutilisable. Nous verrons plus loin comment aprpocher au plus près de la réalité, sans toutefois l’atteindre, avec les fonctions dont HeeksCAD dispose actuellement.

La modélisation d’un pignon complet à denture oblique nécessite plusieurs étapes. Les voici.

Étape 1 : Mise en place des profils nécessaires.

La figure suivante décrit les opérations constitutives de cette étape :

  1. Comme précédemment, importer ou dessiner un profil ;
  2. Sélectionner le profil et le nommer explicitement Profil (ce n’est pas obligatoire mais c’est très facilitant) dans la fenêtre Propriétés ;
  3. Le copier dans le presse-papiers par un classique Ctrl+c (ou par Éditer > Copier) ;
  4. Le coller par un non moins classique Ctrl + v (ou par Éditer > Coller) ;
  5. Renommer la copie en Profil 2.

Nota : la copie se place exactement sur l’original, tant et si bien qu’il semble n’y avoir qu’un profil. Aussi est-il conseillé d’attribuer une couleur différente aux deux profils afin de ne pas les confondre lors des manipulations suivantes. Ici, l’original est rouge et la copie verte.

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Étape 2 : décalage du Profil2

On comprend facilement que sur un pignon cylindrique le profil de la face arrière (Profil rouge) soit identique à celui de la face avant (Profil2 vert), l’un et l’autre étant décalés sur l’axe Z d’une valeur égale à l’épaisseur du pignon, c’est-à-dire de la longueur de la denture. Précédemment, ce décalage avait été obtenu par Extrusion du Profil rouge d’origine, et la valeur du décalage était égale à la hauteur d’extrusion.

Pour la présente méthode de modélisation, nous procéderons comme suit :

  1. Sélectionner Profil2 vert dans la fenêtre Objets ;
  2. Choisir la fonction Transformer > Translater (les éléments sélectionnés) ;
  3. Dans la fenêtre Saisir , indiquer les coordonnées du point de départ (Début) de la translation. On choisira X0 Y0 Z0 parce qu’il suffit de cliquer sur l’origine du repère pour que ces valeurs soient prises en compte ;
  4. Valider en cliquant sur la coche verte située en bas de la fenêtre Saisir ;
  5. Dans la fenêtre Saisir, indiquer les coordonnées du point de Fin de la translation, à savoir, ici, X0 Y0 Z150 ;
  6. Valider en cliquant sur la coche verte située en bas de la fenêtre Saisir ;
  7. Le Profil 2 vert se déplace sur Z de 150 mm.

Nous disposons maintenant des silhouettes des faces avant et arrière du pignon, et sans en dire davantage pour l’instant, nous comprenons intuitivement que nous allons pouvoir manipuler individuellement chacune de ces formes, ce qui influera sur l’aspect final du pignon modélisé, chose impossible lors de l’obtention du volume par simple Extrusion.

Nota : l’opération est plus aisée si le plan XZ est en position frontale et si les Accrochages : Corodonnées, Grille aimantée, Résolution automatique dans la fenêtre Options sont actives (cochées). Cela permet de procéder de manière dynamique en déplaçant la souris et sans avoir de coordonnées à entrer.

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Étape 3 : rotation du Profil 2

Si la denture est oblique par rapport aux faces du pignon, c’est-à-dire non perpendiculaires comme dans le cas d’une denture droite, c’est que chaque dent de chaque profil ne se trouve plus en vis-à-vis, mais est décalée d’une valeur angulaire autour de l’axe Z. En résumé, le Profil2 vert a effectué une rotation autour de Z, ce qui se réalise comme suit :

  1. Sélectionner le Profil2 dans la fenêtre Objets ;
  2. Choisir la fonction Transformer > Pivoter ;
  3. Dans la fenêtre Saisir, indiquer les coordonnées du centre de rotation, à savoir obligatoirement X0 Y0 Z0, soit en entrant ces valeurs, soit en cliquant sur l’origine du repère (à condition de se trouver dans les conditions d’accrochage précédentes, et avec le plan XY en position frontale facilitante), puis valider en cliquant sur la coche verte ;
  4. Indiquer alors la valeur de l’angle de rotation, ici 15°, dans la fenêtre Saisir et valider en cliquant sur la coche verte ;

Le Profil2 pivote de 15° dans le sens trigonométrique comme le montre l’illustration.

Nota : si le Profil2 vert semble de dimensions supérieures au Profil rouge, c’est tout simplement parce que dans la fenêtre Options, à Voir options, la vue en Perspective est validée (cochée).

Image_3

Étape 4 : Créer le volume compris entre les deux profils

Le plus gros du travail est fait. Pour le parachever, il faut :

  1. Sélectionner les deux profils dans la fenêtre Objets (avec la touche Ctrl appuyée) ;
  2. Choisir la fonction Solide 3D > Lissage entre 2 esquisses (en fait le nombre d’esquisses n’est pas limité) ;
  3. Le pignon à denture oblique, noir par défaut, est alors créé ;
  4. Changer de couleur pour le rendre plus « lisible » (facultatif).

Image_4

Nous pourrions en rester là; mais un tel pignon (une roue dentée, et non un engrenage, cette dernière appellation désignant deux roues dentées qui engrènent) ne pourrait être mécaniquement utilisé. Il lui manque au minimum l’alésage pour le monter fou sur un axe et une rainure de clavette s’il doit être immobilisé en rotation sur l’axe. De plus, les arêtes vives doivent être abattues. Pourquoi ne pas modéliser tout ceci? Les étapes suivantes décrivent la manière de procéder.

Étape 5 : arrondir les angles

Il y a deux façons d’abattre les arêtes vives : soit par des chanfreins, soit par des congés (raccordements, arrondis). Nous choisirons cette solution, juste pour l’esthétique, en rappelant encore une fois que cela ne générera pas un profil exact de dent de pignon, qui pour cela devrait être à développante de cercle.
Pour arrondir les angles vifs :
  1. Choisir l’outil Sélection puis dans la fenêtre Saisir choisir l’option Sélectionner seulement des arêtes ;
  2. Désigner les arêtes à arrondir tout en appuyant sur la touche Ctrl pour effectuer des sélections multiples ;
  3. Choisir la fonction Solide 3D > Congé/ Arrondi ;
  4. Dans la fenêtre Saisir, indiquer la valeur du rayon du congé, ici 5 mm ;
  5. Valider en cliquant sur la coche verte ;
  6. L’opération pourra être réalisée en plusieurs fois étant donné le grand nombre d’arêtes à sélectionner (40). Cela fait, le pignon est appelé Solide 3D avec arête arrondie dans la fenêtre Objets et ressemble à celui de la figure..

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Étape 6 : alésage central

Un alésage est un « trou » cylindrique de diamètre précis permettant l’assemblage d’une pièce mécanique sur un arbre (axe). Compte tenu de la façon exclusivement CSG (Constructive Solid Geometry) par laquelle HeeksCAD perce un objet 3D, deux opérations seront nécessaires : Ajout d’un cylindre matérialisant le volume cylindrique du trou, et Sousrtaction de ce cylindre au pignon déjà modélisé.

- ajouter un cylindre :

L’opération est simple, mais nécessite que l’on prenne garde à l’orientation à l’écran de l’objet auquel on veut ajouter un cylindre (ou un autre volume primitif), car l’axe du cylindre est toujours normal au plan frontal. en cet instant Donc, ici, il convient de présenter le plan XY en position approximativement frontale puis :

  1. Choisir la fonction Solide 3D > Ajouter un Cylindre. Celui-ci se place centré en X0 Y0 Z0, son axe étant confondu avec l’axe Z ;
  2. Dans la fenêtre Propriétés, changer les valeurs par défaut (Rayon 5 et Hauteur 10) par Rayon 25 et Hauteur 160 (Les dimensions sont évidemment à adapter à la modélisation en cours) et la Position du centre à X0 Y0 Z-5 ( Z-5 de sorte que le cylindre débouche de 5 mm de chaque côté du pignon, l’épaisseur du pignon étant de 150 mm) ;
  3. Valider. Le cylindre se présente alors comme sur l’illustration (avec le pignon opaque et non semi-transparent qui est ici un effet de montage dans Gimp).

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- soustraire le cylindre :

Il s’agit d’une opération booléenne simple de soustraction de volume qui va créer un vide cylindrique, donc un alésage, au centre du pignon. Pour ce faire :

  1. Dans la fenêtre Objets, sélectionner les deux volumes présents en commençant par Solide 3D, puis, la touche Ctrl étant appuyée, Cylindre. Cela doit se faire impérativement dans cet ordre. On désigne d’abord l’objet auquel on retranche quelque chose, puis ce que l’on retranche ;
  2. Choisir Solide 3D > Soustraction ;
  3. Le pignon est percé.

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Étape 7 : rainure de clavette

Une clavette est un élément de section transversale rectangulaire (généralement) qui a pour objet d’immobiliser en rotation le pignon (ou toute autre pièce mécanique analogue) par rapport à l’arbre (l’axe) sur lequel il est monté. Une rainure de section rectangulaire doit donc être pratiquée dans l’alésage du pignon pour recevoir la clavette.

Le principe de modélisation est identique à celui de la réalisation de l’alésage, c’est-à-dire qu’on opére également en deux fois, à savoir :

- ajouter un parallélépipède rectangle :

  1. Choisir Solide 3D > Ajouter un cube (le cube étant un parallélépipède rectangle particulier) ;
  2. Celui-ci se place tel qu’un de ses coins coïncide avec l’origine du repère. Il a pour dimensions X10 Y10 Z10 ;
  3. Le cube étant sélectionné, changer dans la fenêtre Propriétés ses dimensions pour Largeur X16 Hauteur Y10 et Profondeur Z150 ; changer les Coordonnées du coin pour X-8 Y19 Z-1 ;
  4. Valider en cliquant sur la coche verte ;
  5. Le cube initial devient le parallélépipède rectangle de la figure, que l’on nommera Clavette (facultatif).

Nota : en mécanique, les dimensions des clavettes et leur position par rapport au centre de l’alésage ne sont pas quelconques. Il s’agit de valeurs normalisées par NF E 22-177 et fonction du diamètre de l’alésage.

Image_8_256

- soustraire un parallélépipède rectangle :

Même opération que pour la création de l’alésage par soustraction du cylindre mis en place. À savoir :

  1. Sélectionner le pignon, puis le parallélépipède, dans cet ordre ;
  2. Choisir Solide 3D > Soustraction ;
  3. La rainure de clavette est réalisée. Le volume résultant est appelé Résultat de la soustraction dans la fenêtre Objets ;

Image_9_256

Étape 8 : abattre les arêtes vives

Nous avons déjà effectué cette opération, en remplaçant les arêtes de la denture par des congés. Ici, aux extrémités de l’alésage et de la rainure de clavette, nous allons poser des chanfreins qui ont pour objet, en mécanique, de faciliter le montage des pièces entre elles. Il n’y a donc pas de difficulté à opérer comme suit :

  1. Sélectionner les arêtes à abattre ;
  2. Choisir Solide 3D > Chanfrein ;
  3. Dans la fenêtre Saisir, indiquer la Taille du chanfrein, ici 2 mm ;
  4. Valider en cliquant sur la coche verte ;
  5. Le pignon tel qu’il doit se présenter sur ses deux faces.

Image_10_256

Le résulat est atteint, si l’on excepte le fait que la denture qui devrait être hélicoïdale ne l’est pas. Il y a donc des limites à la méthode employée qu’il convient d’évaluer plus en détail.

3 Critique de la méthode :

Le décalage angulaire entre les profils (de la face avant et de la face arrière) était de 15° lors de la modélisation qui vient d’être réalisée. Un essai a été tenté avec un décalge de 75°… et ça n’a pas fonctionné. Pourquoi?

Examinons l’illustration suivante.

Le profil de la face arrière est représenté en rouge et celui de la face avant en magenta. La dent référence est grisée et se trouve au point 1 sur la face arrière. Lorsque que l’on fait pivoter la face avant de 75° dans le sens trigonométrique indiqué par la flèche verte, la dent qui faisait vis-à-vis à la dent 1 se trouve alors en position 6.

On imagine donc, en se fiant à la modélisation précédente, que si l’on sélectionne les profils et que l’on demande la création d’un Solide 3D > Lissage entre deux esquisses, on obtiendra une denture qui relie la dent 1 à la dent 6. Hé bien pas du tout : ces deux dents ne sont en réalité pas liées entre elles et le système réalisera une surface réglée telle que la dent 1 se raccordera à la dent 7, c’est-à-dire à celle qui lui est en plus proche vis-à-vis. Le pignon aura l’aspect du pignon 1 jaune.

Pour remédier à cela, il faut intercaler des profils équidistants entre 1 et 6, et les décaler angulairement d’une valeur ègale à 75°/5 (Nbre de profil -1)= 15° les uns par rapport aux autres. Ainsi, la dent grisée 1 verra ses copies occuper les positions 2 (à 1), 330°), 445°), 560°) et 675°). Nota : l’angle du décalage d’un profil par rapport à un autre est évidemment fonction du nombre de profils intercalés entre la face arrière et la face avant.

En sélectionnant les six profils puis en activant la fonction Solide 3D > Lissage entre deux esquisses, on réalise un pignon qui sans avoir une denture exactement hélicoïdale (car d’un profil intermédiaire à l’autre, la trajectoire est en effet rectiligne) s’en rapproche grandement, et cela d’autant plus que le nombre de profils intermédiaires sera plus grand. On obtient le pignon 2 ocre, ce qui n’est déja pas mal, le décalage final de 75° étant respecté. Mais ne pas oublier qu’il reste toutefois une approximation de pignon hélicoïdal.

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4 Pignon conique à denture droite :

Lorsque l’on sait modéliser un pignon cylindrique à denture droite comme nous l’avons vu en début de didacticiel, il n’y a pas de difficulté majeure pour modéliser un pignon conique à denture droite. La seule différence entre les deux est que la face avant d’un pignon conique est de taille réduite par rapport à la face arrière. Géométriquement, on dit que les faces sont semblables, c’est-à-dire qu’elles sont liées par un rapport d’homothétie (un rapport d’échelle).

De quoi s’agit-il? Observons la figure suivante.

  1. Le profil de denture est importé en DXF, puis dupliqué (Ctrl+c, Ctrl+v) et nommé Profil2 ;
  2. Le Profil2 étant sélectionné dans la fenêtre Objets, choisir la fonction Transformer > Homothétie ;
  3. Dans la fenêtre Saisir, indiquer la position du centre d’homothétie, à savoir X0 Y0 Z0 et valider en cliquant sur la coche verte ;
  4. Dans la fenêtre Saisir, indiquer le coefficient d’homothétie, ici 0,5 puis valider en cliquant sur la coche verte ;
  5. Le Profil2 est réduit de moitié.

Image_12_256

Il ne reste plus qu’à décaler le Profil2 vers l’avant suivant l’axe Z d’une distance D, puis, les deux profils étant sélectionnés, de demander la réalisation d’un volume par lissage entre deux esquisses, toutes opérations que nous savons faire maintenant. Le pignon conique peut désormais être peaufiné au choix par des ajouts et des retraits de matière qui n’ont plus besoin d’être décrits.

Image_13

5 Pignon conique à denture oblique :

La méthode de réalisation qui nécessite un décalage angulaire autour de Z du Profil2 est identique à celle employée pour réaliser le pignon cylindrique à denture oblique décrite en section 2. Elle ne sera donc pas explicitée de nouveau. Nous observerons seulement le résultat sur l’illustration suivante.

Image_14

7 Pignon conique à denture hélicoïdale :

Pour cette modélisation, on se reportera à la section 3 qui décrit comment réaliser une denture (approximativement) hélicoïdale qu’il faut adapter à la conicité du pignon. Pour cela :

  1. Copier autant de profils que désiré ;
  2. Appliquer à chaque profil un coefficient d’homothétie décroissant de sorte que le premier profil soit à l’échelle 1 et le dernier à 0.5 si l’on conserve les paramètres du pignon précédent ;
  3. Faire pivoter chacun des profils d’une valeur angulaire croissante jusqu’à obtenir le décalage final désiré ;
  4. Sélectionner l’ensemble des profils et réaliser un volume par lissage.

Nous devrions alors obtenir le pignon conique de l’illustration suivante, proche d’apparence d’un pignon pour couple hypoïde de différentiel automobile.

Image_15_256

8 En guise de conclusion :

HeeksCAD démontre ici qu’il est fort utilisable bien qu’il ne soit qu’en version 0.11 toujours en cours de développement. L’objectif fixé en prologue est donc atteint.

Pour ce travail, on regrettera cependant l’absence d’une fonction de création de volume par balayage (extrusion suivant un chemin) et l’impossibilité de tracer une véritable hélicoïde comme chemin, chose pourtant indispensable pour modéliser des ressorts ou des vis.

Le logiciel Alibre Design dispose des fonctions Ajout/Retrait hélicoaïdal de matière, et SolidWorks des fonctions Ajout/Enlèvement de matière par balayage. Ce devrait être pour HeeksCAD des objectifs de développement à atteindre.

André Pascual, Mars 2010 pour Linuxgraphic

ADDENDUM : le jour même de la publication de cet article, la révision 1085 de HeeskCAD était disponible dans le SVN. Elle apportait comme nouveauté la satisfaction d’une de la douzaine de doléances que nous exprimions en guise de conclusion du précédent didacticiel (Utiliser HeeksCAD), à savoir les vues standard : Face, Arrière, Dessus, Gauche, Droite, Dessous et Isométrique. Ainsi donc il n’est plus nécessaire de chercher à rendre dynamiquement frontal le plan XY, YZ ou ZX, puis à maximiser la vue; il suffit maintenant de choisir le type de vue dans le menu adéquat et la vue choisie s’affiche frontale et maximisée. Le présent didacticiel devra être lu et compris en intégrant ces nouvelles fonctionnalités.

Ci-dessous le menu Vue, avec ma traduction française :

VisuHeeks

Bonne modélisation.

Utiliser HeeksCAD

 

Le sujet :

Pour évaluer les aptitudes d’un logiciel, rien ne vaut  sa comparaison avec un autre qui sert de référence en la matière. En l’occurrence, pour ma part, la référence est SolidWorks, étant bien entendu que chacun est libre de préférer Catia, ProEngineer, Inventor ou n’importe quel autre.

Le sujet que ce didacticiel propose a été réalisé sans difficulté avec SolidWorks, et il a déjà été présenté pour HeeksCAD 10.2 ici même, en une modélisation exclusivement  CSG (Constructive Solid Geometry) c’est-à-dire par combinaisons booléennes de volumes simples (Primitives). La version actuelle du logiciel autorise la création de volume à partir d’esquisse (Sketch) et de la fonction de révolution : c’est donc ces possibilités qui vont être mises en oeuvre. Toutefois, on compulsera le premier didacticiel, qui traite les fonctions de base et de l’interface avec plus de détails.

NOTA : on emploiera indifféremment les termes Profil ou Esquisse pour désigner le dessin 2D à partir duquel le volume sera obtenu par l’emploi d’une fonction de mise en volume telle que Révolution, Extrusion ou Lissage. Le volume quant à lui, est appelé indiféremment modèle, solide 3D ou simplement volume.

Pièce servant de support, modélisée et rendue dans SolidWorks, en 2001 :

 

Décomposer en volumes simples :

Au premier regard, une pièce mécanique peut sembler complexe. Elle apparaît beaucoup plus abordable lorsqu’une simple analyse des formes cherchant à reconnaître  des volumes simples dans le volume global, permet sa décomposition  en élément faciles à modéliser. Par la suite, il suffira d’assembler ces volumes simples pour construire le volume global.

En observant le rendu réaliste précédent, ainsi que l’image suivante, on constate que la pièce est constituée de :

  1. Un volume cylindrique étagé d’axe vertical Z ( couleur rouge) ;
  2. Un volume cylindrique court d’axe horizontal Y (couleur verte) ;
  3. Un volume prismatique (couleur bleue) ;
  4. Plusieurs volumes cylindriques en creux (couleur verte).

Cette décomposition organise la modélisation en quatre phases principales, qui pourront être subdivisées selon la complexité encore présente des sous-volumes, mais, typiquement, on peut considérer qu’une modélisation de ce genre comporte deux parties bien distinctes :

  • Première partie : Ajouter de la matière (dans un espace vide, et à de la matière existante), comportant ici 3 étapes puisque la décomposition en volumes simples en a compté 3.
  • Deuxième partie : Enlever de la matière (aux volumes existants pour créer des corps creux), en plusieurs étapes.

Décomposition en volumes simples :

 

Première partie : Ajouter de la matière.

Création d’un volume de Révolution :

1- Principe :

Le volume le plus important composant la pièce à modéliser est un volume de forme cylindrique étagé (à plusieurs diamètres). Il s’agit donc d’un volume de révolution, c’est-à-dire d’un volume dont la matière est distribuée autour d’un axe (ici l’axe Z) de rotation. Si l’on choisit un point quelconque de la périphérie de la pièce et qu’on le fait tourner de 360° autour de l’axe Z, il décrit un cercle, donc une révolution complète. Il en est de même pour tous les points de la périphérie, qui, mis « bout à bout » dessinent le profil de la pièce. Si le profil entier ainsi défini effectue une rotation complète autour de l’axe Z, il délimite le contour du volume de révolution, qui, en toute logique sera engendré creux.

Une image valant mieux qu’un long discours, on se rend bien compte en observant l’illustration ci-dessous, que si le profil 123456 tourne autour de Z comme l’indique la flèche verte, il va délimiter une forme de révolution creuse (surlignée en rouge aux extrémités)

Principe de création de volume par Révolution :

La pièce mécanique étant constituée de matière, il impossible de se satisfaire d’une « peau »; il faut donc faire tourner autour de Z le profil représenté à droite de l’image.

2- Dessiner le profil :

HeeksCAD dispose d’outils de dessin, mais pour la circonstance, QCad a été préféré pour sa spécificité en DAO2D et pour vérifier l’importation dans HeeksCAD des fichiers au format DXF. On ne donnera pas ici la façon de dessiner ce profil dans QCad, ou dans n’importe quel logiciel en mesure de produire une esquisse exacte et de la sauvegarder au format DXF. On supposera que se lancer dans la modélisation 3D implique au préalable la maîtrise du dessin technique en 2D.

Les cotes du profil à dessiner sont indiquées sur l’illustration précédente.

Dessin du profil dans QCad :

 

3- Placer le profil DXF dans HeeksCAD :

Se rendre dans le menu Fichiers >Importer et sélectionner le profil sauvegardé. Par défaut, le profil étant créé en 2D, c’est-à-dire avec des coordonnées en X et Y, il va se placer dans HeeksCAD dans le plan XY, avec le même décalage par rapport à l’origine que celui qui existait dans QCad lors de son dessin. On comprend dès lors que si l’on désire une position précise de l’esquisse dans HeeksCAD, il faut soit la dessiner dans cette position dans QCad, soit la mettre en place par la suite.

C’est ce que nous allons faire ici, histoire de se familiariser avec les fonctions Transformer de HeeksCAD ; pour cela :

  1. Sélectionner l’esquisse (d’un clic sur le profil, ou d’un clic sur l’objet 0 de l’arbre de construction) :
  2. Choisir Translater les éléments sélectionnés dans le menu déroulant ;
  3. Dans la fenêtre Saisir, le système demande d‘Indiquer le point Début de translation. Cliquer sur A ;
  4. Le système demande ensuite d’Indiquer le point Fin de translation. Cliquer sur l’origine O du repère (Nota : l’opération est dynamique. Dès que l’on a désigné le point A, le profil reste collé au pointeur et se déplace avec lui)
  5. Le profil est en place dans le plan XY.

NOTA : cette opération ne sera correctement réalisée que si dans la fenêtre Options > Accrochage, les  différentes possibilités de « magnétisme » ont été cochées.

Importer et placer le DXF :

 

4- Comprendre la fonction Révolution dans HeeksCAD :

Pourquoi avoir procédé à la manipulation précédente de placement précis du profil? Parce que la façon dont la fonction Révolution est mise en oeuvre dans HeeksCAD l’impose. En effet, la création de volume par Révolution est toujours obtenue par rotation de l’esquisse, quelle que soit sa position, autour de l’axe Z du repère actif (NOTA :on peut définir autant de repères que nécessaires).

On comprend donc que si le profil, tel qu’il est actuellement placé dans dans XY :

  1. tourne autour de Z , flèche bleue, il en résultera une surface circulaire sans épaisseur, entièrement contenue dans XY ;
  2. or l’axe du volume à créer est AB, confondu avec X. Il faudrait effectuer une révolution autour de X, flèche verte ;
  3. donc, pour créer ce volume, la solution est de faire pivoter l’esquisse de 90° autour de Y, de sorte que AB soit confondu avec Z.

NOTA : cette contrainte est due au fait que pour l’heure, il n’est pas possible de choisir une arête quelconque comme axe de révolution du volume à créer. Il s’agit pourtant d’une possibilité qui serait du plus grand intérêt.

Fonction Révolution dans HeeksCAD :

5- Placer l’axe de pivotement du profil :

Il y a une façon rapide et une façon plus longue de faire pivoter l’esquisse autour de l’axe X. Nous allons utiliser la plus longue pour découvrir les outils de dessin d’HeeksCAD, et notamment les lignes infinies qui sont des éléments de construction sur lesquels s’appuyer : ces lignes ne peuvent pas faire partie d’une esquisse ni devenir une arête d’objet 3D. Ce sont des aides.

Nous procédons comme suit :

  1. Définir la position de l’axe de pivotement : dans ce cas précis, il devra être confondu avec l’axe X, donc passer par les points A et C ;
  2. Sélectionner Dessiner des Lignes infinies (c’est-à-dire : des droites, et non des segments) ;
  3. Dans la fenêtre Saisir, le type de dessin est affiché ; en cliquant sur Ligne infinie, un combo box apparaît permettant de changer le type de dessin à effectuer ;
  4. Cliquer en A puis en C, ou inversement, et une ligne de construction bleue pointillée est posée, passant par A et C.

NOTA : cette opération ne sera correctement réalisée que si dans la fenêtre Options > Accrochage, les  différentes possibilités de « magnétisme » ont été cochées.

Préparer le pivotement du profil :

6- Faire pivoter le profil :

L’axe de pivotement étant en place et le profil sélectionné :

  1. Choisir Transformer > Pivotement 3D ;
  2. Dans la fenêtre Saisir, le système demande de Choisir (désigner d’un clic) la ligne-axe de rotation ;
  3. Cliquer sur la ligne infinie mise en place précédemment ;
  4. Dans la fenêtre Saisir, le système demande d’Indiquer l’angle de rotation (pivotement) du profil. Entrer -90 ;
  5. Valider en cliquant sur la coche verte ;
  6. L’esquisse pivote, le segment AB venant se confondre avec l’axe Z.

NOTA : la façon rapide de procéder aurait consisté à ne pas construire une ligne-axe de rotation, mais à désigner le segment AC, confondu avec l’axe X, comme axe de rotation, ce qui est possible pour cette manipulation mais pas pour la création d’un volume par révolution. Bizarre!

Faire pivoter le profil :

 

7- Créer le volume de révolution :

Étant donné que AB est maintenant confondu avec l’axe Z plus rien ne s’oppose à la création du volume par révolution du profil autour de Z. Le processus se décompose comme suit :

  1. Sélectionner le profil et choisir la fonction Solide 3D > Révolution ;
  2. La fenêtre Saisir demande d’indiquer la valeur de l’Angle de révolution. Entrer 360 pour un volume complet, 270 pour un 3/4, 90 pour 1/4 etc ;
  3. Valider en cliquant sur la coche verte ;
  4. Instantanément le volume est généré, la fenêtre Objets le répertorie sous le nom de Revolved Solid (nom que l’on peut changer dans la fenêtre Propriétés, et il est d’ailleurs recommandé de donner au volume un nom explicite) ;
  5. Par défaut, le volume est de couleur noire, peu lisible. Pour y remédier, cliquer sur l’échantillon de couleur dans la fenêtre Propriétés et choisir la couleur voulue dans le sélecteur qui apparaît. ;
  6. L’objet, qui peut être déclaré Visible ou non (en décochant), apparaît alors avec la couleur choisie.

NOTA : sur la figure, le profil est présenté comme une surface semi-transparente (on voit la flèche de rotation à travers). C’est un montage réalisé dans Gimp. Dans HeeksCAD, le profil aurait pu être transformé en face opaque, mais ce n’est pas une obligation pour créer un volume de révolution.

Faire pivoter le profil :

 

8- Peaufiner le volume obtenu :

Dans le monde réel, il y a très peu d’arêtes vives, sauf sur les outils coupants. Un objet virtuel modélisé atteint au réalisme lorsque ses arêtes sont chanfreinées ou raccordées (arrondies) par un congé. C’est d’autant plus vrai pour les modèles numériques de pièces mécaniques qui ont pour vocation d’être fabriqués. Lorsque la pièce brute (avant usinage) est obtenue par fonderie ou forgeage, les arêtes sont raccordées par un rayon plus ou moins important. C’est le cas de notre pièce qui vient de fonderie. Nous allons donc arrondir certaines de ses arêtes.

Pour cela :

  1. Choisir l’outil de sélection ;
  2. Dans la fenêtre Saisir, choisir Sélectionner des arêtes seulement ;
  3. En maintenant la touche Ctrl appuyée, cliquer sur les arêtes a, b, c et d ;
  4. Sélectionner la fonction Solide 3D > Congé/Arrondi ;
  5. Dans la fenêtre Saisir, enter une valeur de rayon égale à 5 ;
  6. Valider en cliquant sur la coche. Les quatre congés sont mis en place ;
  7. Faire basculer le modèle à la souris et sélectionner l’arête e ;
  8. Créer un congé de rayon 3.5 (au maximum 3.999).

Le volume cylindrique étagé d »axe vertical Z est terminé.

NOTA : concernant le congé sur l’arête e, celui-ci ne peut avoir un rayon égal ou supérieur à 4, valeur du décrochement,  car un tel rayon supprimerait la surface cylindrique de longueur 4 mm. Or, un congé est réalisé entre deux surfaces, à leur jonction. D’autres modeleurs s’affranchissent de cette limitation, un congé pouvant être progressif de 0 à une autre valeur.

Arrondir les arêtes :

Ajout d’un volume cylindrique :

En l’occurrence, il s’agit du deuxième volume répertorié : un cylindre d’axe horizontal Y (ou X, la forme serait identique). Pour l’ajouter, il suffit de choisir la fonction Solide 3D> Ajouter un Cylindre, puis de paramétrer en dimensions et en position le volume ajouté. Mais ce n’est pas aussi simple : l’ajout doit se faire en connaissance du mode de fonctionnement particulier de HeeksCAD, sous peine d’avoir un volume placé ailleurs qu’à l’endroit désiré, ce qui génère un surcroît de manipulations pour le mettre dans la bonne position.

1- Comprendre la fonction Ajouter un Cylindre :

La démarche est celle-ci :

  1. Sélectionner Ajouter un Cylindre ;
  2. Le cylindre est ajouté avec son axe normal au plan frontal (celui qui est en face de l’opérateur) affiché au moment de l’opération. Ainsi, en A, le cylindre a son axe confondu avec Z, normal au plan XY. En B, le cylindre a son axe confondu avec X, normal au plan ZY. En C, le cylindre a son axe confondu avec Y, normal au plan XZ ;
  3. Le centre de la base du cylindre est toujours positionné à X0, Y0 et Z0 quel que soit le plan frontal à ce moment-là. Le rayon du cylindre est égal à 5mm et sa hauteur à 10mm sur Z, X ou Y selon le plan frontal.

Il fautt donc toujours afficher le plan frontal voulu en fonction de la position de l’axe du cylindre à ajouter avant d’ajouter le cylindre.

NOTA : Ne pas prendre cette précaution n’a rien de rédhibitoire. Simplement, il faudra effectuer des opérations de pivotement 3D pour mettre le cylindre en place.

Comprendre la fonction Ajouter un Cylindre :

2- Préparer l’ajout du cylindre horizontal :

En application de ce qui vient d’être dit, nous allons positionner le volume existant de façon à lui adjoindre un volume cylindrique d’axe vertical confondu avec Y. Pour cela :

  1. Faire pivoter le volume à la souris, avec le bouton milieu enfoncé de sorte que la plan XZ soit approximativement frontal ;
  2. Sélectionner Vue > Maximiser normal au plan; le repère se redresse, affichant XZ en frontal ;
  3. Sélectionner alors Solide 3D> Ajouter un Cylindre.

NOTA : le système choisit de rendre frontal le plan qui sera au plus près de cette position idéale. Il n’y a pas de fonction qui permette de choisir le plan en le désignant, comme dans SolidWorks ou Alibre Design par exemple, puisqu’il ne sont pas représentés à l’écran.

Préparer l’ajout du cylindre horizontal :

3- Ajout effectif, positionnement et dimensionnement du cylindre :

Le fait d’avoir cliqué sur Ajouter un Cylindre, met en place un volume cylindrique invisible parce qu’il se situe à l’intérieur du premier volume existant. Sur l’illustration suivante, si  le cylindre est visible en même temps que le premier volume, c’est le fait d’un montage effectué dans Gimp qui suggère ce que l’on aimerait trouver dans dans HeeksCAD : la possibilité d’afficher avec un pourcentage de transparence un volume quelconque afin de voir ce qui se trouve à l’intérieur. Quoi qu’il en soit, les opérations à effectuer maintenant sont les suivantes :

  1. Sélectionner le premier volume (Solide 3D avec arêtes arrondies) et dans la fenêtre Propriétés décocher l’option Visible. Le volume sélectionné devient invisible et laisse apparaître le cylindre ajouté ;
  2. Sélectionner le cylindre et la fenêtre Propriétés affiche ses caractéristiques de dimensions et de position ;
  3. Cliquer sur le + situé en face de l’entrée Pos(ition) du Centre qui indique 0;0;0 (coordonnées X0,Y0,Z0 du centre de la base du cylindre) ;
  4. L’entrée Pos du Centre se déploie et affiche les valeurs X, Y et Z. Entrer 79 pour Z ;
  5. Modifier les dimensions du cylindre telles que Rayon = 40 (sur X) et Hauteur = 45 (sur Y) ;
  6. Valider en cliquant sur la coche verte.

Ajouter un volume cylindrique :

4- Résultats du paramétrage :

Après validation, le cylindre bleu initial se déplace de 1 en 2 pour se positionner à Z79, tandis que son rayon passe de 5mm à 40mm.

NOTA : dans la fenêtre Objets, on constate que le nom d’élément contenant des caractères accentués est corrompu par suite d’un problème d’encodage non résolu au moment de la rédaction de ce didacticiel (A). Mais dans le fenêtre Propriétés, le nom du même objet est correctement affiché (B)

Dimensionnement et positionnement du cylindre ajouté :

5- Assemblage des deux volumes :

Résoudre le problème du Point Zéro

Cette phase d’assemblage est obtenue par l’opération booléenne union nommée ici Fusion.

Dans le premier didacticiel dont il a déjà été question et qui concernait la modélisation du même objet uniquement par opérations booléennes de Fusion et Soustraction, l’assemblage de ces deux volumes ne présentait aucune difficulté. Est-ce dû à la version (Révision 1063) utilisée pour ce didacticiel, la fusion provoque une fermeture brutale du programme suite à une « erreur de segmentation« .

Je suppose donc que cela vient du fait que le rayon des deux volumes à assembler est identique (R40) et que de ce fait leur intersection disparaît à l’endroit que j’ai appelé le Point Zéro sur l’illustration suivante; une opération mathématique semblerait donc impossible à réaliser. Mais si l’on modifie le rayon du volume à ajouter en le rendant inférieur à 40, par exemple R39.5, l’opération s’effectue normalement.

NOTA : la valeur du rayon peut être très proche de 40 : ainsi la difficulté est levée avec un rayon déclaré égal à 39.999999, ce qui, on en conviendra, est pratiquement égal à 40. Mais c’est irritant.

Résoudre le problème du Point Zéro :

Fusionner et raccorder les volumes :

Le processus opératoire se déroule tel que :

  1. Sélectionner les deux volumes à unir, soit dans la fenêtre Objets soit dans l’espace de dessin, en maintenant la touche Ctrl enfoncée. La couleur de l’assemblage résultant sera celle de l’objet désigné en premier ;
  2. Sélectionner la fonction Solide 3D> Fusion de Solides ;
  3. L’union des volumes s’effectue; la fenêtre Objets contient maintenant un volume nommé Résultat de la Fusion (sans le « é » en raison du problème d’encodage déjà signalé) ;
  4. Choisir la flèche de Sélection puis Sélectionner seulement des arêtes dans la fenêtre Saisir et désigner l’intersection des deux volumes ;
  5. Choisir ensuite Solide 3D> Congé/Arrondi ;
  6. Entrer une valeur de rayon du congé inférieure à 5 mm, le cylindre horizontal « débordant » de 5 mm du volume principal. Ici, le rayon a été fixé à 4 mm, mais des valeurs plus proches de 5 fonctionnent également, comme dans le cas de résolution du « Point Zéro » ;
  7. Valider en cliquant sur la coche verte de la fenêtre Saisir.
  8. Un congé (raccordement)  progressif s’installe à la place de l’arête d’intersection.

Fusionner et raccorder les volumes :

Ajouter un volume prismatique :

Il y a plusieurs façon de procéder à l’ajout de ce type de volume :

  • soit à partir d’une esquisse, réalisée dans HeeksCAD ou non,  que l’on transforme en volume par extrusion ;
  • soit à partir de la primitive Cube que l’on paramètre pour en faire un parallélépipède aux dimensions voulues.

Dans le premier didacticiel, dont il a déjà été question plus avant, c’est la première méthode qui a été utilisée avec un dessin d’esquisse telle qu’elle se présente sur l’illustration suivante. L’esquisse avait été dessinée directement dans HeeksCAD ; elle aurait pu être réalisée dans un autre logiciel et importée en DXF ou SVG, puis mise en place avec des manipulations analogues à celles qui ont été nécessaires pour positionner correctement l’esquisse de révolution.

Esquisse du bossage à extruder :

Aussi, allons-nous utiliser pour ce didcaticiel la deuxième méthode, consistant à ajouter un cube dont il suffira de modifier les dimensions d’origine données par défaut, ainsi que sa position. Celle-ci est définie telle qu’un coin du cube coïncide avec l’origine du repère, et que toutes les arêtes du cube se situent dans le quadrant X+ Y+ Z+.

Sur l’illustration suivante, le cube originel est représenté en bleu, tandis que l’encombrement du prisme final est représenté en jaune. Le coin référence a été déplacé de O en A ; la matière du prisme final a été répartie symétriquement au Plan Milieu.  

NOTA : il n’existe pas dans HeeksCAD de fonction d’extrusion d’esquisse à partir du plan milieu comme dans SolidWorks, ce qui, en modélisation de pièces mécaniques, est presque indispensable, beaucoup de ces pièces ayant un plan de symétrie.

Dimension et disposition transversale (sur X) du bossage prismatique :

La construction complète du bossage, avec ses deux pans coupés, ses raccordements et son intégration au volume déjà existant se déroule en plusieurs étapes que voici.

1- Ajout de la matière :

  1. Choisir Solide 3D> Ajouter un Cube ;
  2. Celui-ci se positionne sur l’origine du repère X0 Y0 Z0 ;
  3. Dans la fenêtre Propriétés sont indiquées les coordonnées du coin référence (en O) et les dimensions par défaut du cube, Largeur, Profondeur et Hauteur étant toutes égales à 10 mm ;
  4. Changer les coordonnées du coin pour qu’il se trouve en A à X-30, Y-55 et Z36. Changer également les dimensions du parallélépipède pour X60 Y55 Z86 (Rappelons qu’il suffit de cliquer sur la dimension affichée dans Propriétés pour pouvoir la modifier; idem pour les coordonnées du coin) ;
  5. Valider en cliquant sur la coche verte ;
  6. Le cube change de dimensions et le coin référence se déplace de O en A. Malgrè l’appellation tronquée du prisme dans la fenêtre Objets, le nom et le type de l’objet sont correctement inscrits dans la fenêtre Propriétés. Rappelons que le nom de l’objet peut être changé si besoin est.

NOTA : la dimension en X du bossage doit être inférieure à 80 (79,999….) auquel cas la coordonnée en X du coin A doit être inférieure à -40 (-39,99…) pour les mêmes raisons que celles de la fusion des deux volumes précédents. Ici, la valeur indiquée est de 60, mais elle a été portée à 68 pour la suite du didacticiel. Elle aurait pu être égale à 78.

Bossage : ajout de la matière :

2- Réalisation des pans coupés et des raccordements.

Un pan coupé (implicitement à 45°), ce n’est rien d’autre qu’un grand chanfrein. HeeksCAD proposant une fonction de chanfreinage, autant l’utiliser. Quant aux raccordements, nous savons maintenant les mettre en place. Cette phase est décrite en 7 points :

  1. Choisir Sélectionner seulement des arêtes et, en maintenant la touche Ctrl enfoncée, cliquer en A et B (ou en effectuant une sélection complète par fenêtre, et en désélectionnant une à une les quatre arêtes bleues) ;
  2. Choisir la fonction Solide 3D> Chanfrein ;
  3. Dans la fenêtre Saisir, régler la taille du chafrein à 23 mm ;
  4. Valider en cliquant sur la coche ;
  5. Les deux pans coupès sont mis en place ;
  6. Sélectionner toutes les arêtes sauf celles représentées en bleu sur la figure ;
  7. Appliquer un raccordement de 5 mm sur les arêtes sélectionnées.

NOTA : contrairement à SolidWorks, les chanfreins et congés n’apparaissent pas isolément dans la fenêtre Objets. Une fois mis en place, ils ne peuvent plus être modifiés « paramétriquement ». Dommage!

Pans coupés et congés du bossage :

3- Incorporation par Fusion de Solides.

Suite à ces opérations, nous disposons de deux volumes (objets, solides 3D…) disjoints qui, puisqu’ils n’ont pas été renommés dans la fenêtre Propriétés, s’appellent tous les deux Solide 3D avec arêtes arrondies.

Pour les fusionner, en incorporant le bossage au volume principal, il faut :

  1. Sélectionner les deux objets (dans la fenêtre Objets ou dans l’espace de travail) ;
  2. Activer la fonction Solides 3D> Fusion de Solides. Les volumes fusionnent alors, la fenêtre Objets indique qu’il n’y a plus qu’un seul solide nommé Résultat de la Fusion. Celui-ci, comme il a déjà été dit, est de la couleur du premier objet sélectionné dans l’opération 1.

Incorporation du Bossage par Fusion de Solides :

4- Raccordement de finition.

Comme toute pièce venant de fonderie (sable), celle que nous modélisons ne peut comporter d’arêtes vives sur les formes extérieures brutes (non usinées). Donc, l’intersection du volume bossage avec le volume principal doit être « arrondie » par un congé de raccordement. C’est une opération que nous savons faire maintenant.

Il suffit de sélectionner l’intersection en cliquant en A, puis de placer un congé de rayon 4 mm.

Raccordement de finition :

Et nous avons terminé avec la première partie:  Ajouter de la matière.

Deuxième partie : Enlever de la matière.

Il n’existe pas dans HeeksCAD de fonction Enlèvement de matière, comme dans SolidWorks, ou elle est le symétrique de la fonction Ajout de matière, ce qui permet d’enlever par extrusion, révolution, balayage etc, Dans HeeksCAD, il faut d’abord construire un volume « plein » que l’on soustrait par opération booléenne à un autre volume. Le résultat de l’opération donne le volume « évidé« .

Il n’existe pas non plus de fonctions dédiées au perçage et au taraudage, comme dans SolidWorks ou VariCAD ; il faudra donc ici recourir à l’opération de soustraction booléenne pour modéliser les perçages divers de la pièce, représentée en coupe cotée par la figure suivante.

Cotation de la matière à enlever :

Comme il faut toujours de l’ordre et de la méthode en DAO/CAO, nous allons établir une chronologie des opérations à effectuer, chronologie qui pourrait être différente. Seules l’habitude et l’expérience acquise dictent le choix suivant :

  1. Création du volume à extraire composé de 3 cylindres C1, C2, C3 et d’un cône P1 ;
  2. Soustraction de ce volume au volume existant ;
  3. Création du volume C4 ;
  4. Soustraction de ce volume au volume résultant de l’opération précédente ;
  5. Chanfreins de finition ;
  6. Perçages divers.

1- Création du volume C1, C2, C3, P1 :

Nous avons vu précédemment le principe d’ajout de cylindre propre à HeeksCAD. Rappelons-le : un cylindre est tojuours placé tel que son centre de référence coïncide avec l’origine du repère OXYZ, et que son axe soit normal au plan frontal courant. Nous allons donc créer une situation favorable à ce que nous voulons, en tenant compte du mode opératoire de HeeksCAD. Cela passe passe par l’orientation du volume existant et l’Ajout d’un système de coordonnées.

Ajout d’un système de coordonnées sur une face :

  1. Faire pivoter le modèle (avec le bouton milieu de la souris enfoncé) pour présenter le plan XZ dans un position approximativement frontale, puis choisir Vue > Maximiser normal au plan. Le repère se redresse comme désiré ;
  2. Sélectionner le modèle puis effectuer un clic droit sur la face avant, représentée en couleur brique sur la figure suivante ;
  3. Dans le menu contextuel qui s’ouvre, chosir Face>  Créer un système de coordonnées ;
  4. Celui-ci se place sur la face sélectionnée et en son centre. La fenêtre Objets affiche l’objet Système de Coordonnées, et la fenêtre Propriétés le concernant indique la position de son origine X0 Y45 Z79. Ces coordonnées peuvent être modifiées pour placer le repère en un autre endroit si cela s’avère nécessaire.

Les cylindres C1, C2, C3 et le cône P1 (P pour pointe!) seront désormais référencés par rapport à ce repère, bien qu’en l’état actuel des choses leurs coordonnées de centre soient données par rapport au repère initial.

Placer un système de coordonnées sur une face :

Volume C1 :

Il s’agit d’un cylindre. Nous savons maintenant créer et placer ce genre d’objet. Cependant, détaillons les opérations.

  1. Choisir Solides 3D> Ajouter un Cylindre, le plan XZ étant toujours en position frontale ;
  2. Celui-ci se place tel que son centre référence coïncide avec l’origine du nouveau repère en X0 Y45 Z79, que son rayon soit égal à 5 mm et sa hauteur à 10 mm (sur le nouvel axe Z) ;
  3. Changer la position du centre du cylindre pour le faire « reculer » de 15 mm sur son axe Z qui correspond à l’axe Y du repère initial pour X0 Y30 Z79. Paramétrer sa taille pour R(ayon)27 et H(auteur)16. Changer son nom en Cylindre1 ;
  4. Valider en cliquant sur la coche verte ;
  5. Le cylindre se place et se dimensionne tel que demandé. Attention : veillez à ce que le cylindre débouche de la face avant du modèle, ou, à la limite, soit aligné avec elle, sinon le modèle ne serait pas percé. Cela va de soi, mais cela va mieux en le disant ;
  6. La fenêtre Objets contient l’objet Cylindre1 (ou Tartempion si le cylindre ajouté avait été nommé ainsi).

NOTA : le changement de nom des volumes est facultatif. Il a juste pour raison de faciliter le choix dans la fenêtre Objets lorsque plusieurs éléments portent le même nom, ce qui serait le cas ici où, au final, il y aurait eu plusieurs objets appelés Cylindre sans autres spécifications.   

Ajouter et paramétrer le cylindre C1 :


Ajout des cylindre C2 et C3 :

Nous ne détaillerons pas la méthode, qui est identique à celle de l’ajout de C1. Précisons seulement que les ajouts suivants se feront après avoir rendu le modèle existant invisible, afin de contrôler visuellement ce que l’on est en train d’y faire à l’intérieur.

C2 sera appelé Cylindre 2, aura pour dimensions R34 et H59, et sera positionné à X0 Y-29 Z79.

C3 sera appelé Cylindre 3, aura pour dimensions R19 et H6, et sera positionné à X0 Y-35 Z79.

NOTA : on aura compris que toutes ces valeurs correspondent à celles indiquées par la figure Matière à enlever.

Ajouter le cône P1 :

On procèdera comme suit :

  1. Choisir Solide 3D> Ajouter un Cône, le plan XZ étant approximativement frontal ;
  2. Le cône P1 que l’on appellera Pointe se présente sur la face avant du modèle ;
  3. Il se caractérise par sa Hauteur 20, son Rayon du Sommet 5 et son Rayon de la Base 10 (il s’agit donc d’un tronc de cône et non d’un cône à proprement parler) ;
  4. Or P1 doit être « pointu » et la pointe doit être orientée à l’opposé. Pour cela, changer les dimensions telles que H9, RS0 et RB19 ;
  5. Placer P1 tel qu’il soit accolé à C3 en X0 Y-44 Z79.

Ajouter le cône P1 :

Préparer la soustraction :

Les quatre volumes volumes alignés doivent être soustraits au modèle. Pour simplifier la tâche nous procéderons ainsi :

  1. Tracer une fenêtre de sélection autour de  C1, C2, C3 et P1 ;
  2. Choisir Solides 3D > Fusion de Solides ;
  3. Dans la fenêtre Objets, Résultat de la Fusion remplace le nom des volumes constituant le nouvel objet ;
  4. Rendre visible le modèle existant appelé Solide 3D avec arête arrondie ;
  5.  Dans la fenêtre Objets, sélectionner Solide 3D avec arête arrondie puis Résultat de la Fusion, impérativement dans cet ordre, la logique étant ici : on choisit le volume 1 auquel on soustrait le volume 2 ;
  6. Choisir Solides 3D> Soustraction.

Préparer l’évidement par soustraction :

Le modèle est évidé, tel qu’il apparaît sur l’image ci-dessous.

 

Autre possibilté :

Cette succession de volumes à créer pourrait être simplifiée par le dessin d’un profil dans QCad importé en DXF dans HeeksCAD, que l’on transformerait en volume par une seule opération de Révolution, avant de le soustraire au modèle existant.

Esquisse QCad pour le volume intérieur à soustraire :

2- Création, soustraction du volume C4 :

Rien de nouveau pour cette opération, qui est menée sur un axe perpendiculaire au précédent, ce qui impose de redresser le modèle de telle sorte que le plan XY soit approximativement en position frontale. Ensuite :

  1. Le modèle après l’opération de soustraction, qui s’appelle maintenant Résultat de la soustraction ;
  2. Sélectionner le modèle puis d’un clic droit sur la face supérieure ajouter un Système de coordonnées ;
  3. Ajouter le cylindre C4 qui se positionne par rapport au nouveau repère, avec des dimensions par défaut ;
  4. Changer les dimensions pour R26 et H51 ;
  5. Faire descendre C4 dans la matière tel que son centre référence soit en X0 Y0 Z79 ;
  6. Sélectionner le modèle existant puis C4 et enfin choisir Solides 3D> Soustraction.

Ajouter le cylindre C4 à soustraire :

Le modèle est évidé tel qu’il apparaît sur le figure du paragraphe suivant.

3- Chanfreins de finition sur le volume évidé :

L’évidement est terminé ; il ne reste plus qu’à le peaufiner avec un chanfrein d’entrée sur les faces avant et supérieure du modèle.

  1. Choisir Sélectionner seulement des arêtes et désigner d’un clic les arêtes A et B en maintenant la touche Ctrl appuyée ;
  2. Choisir Solides 3D> Chanfrein et dans la fenêtre Saisir, régler la taille à 2.5 mm par exemple :
  3. Valider en cliquant sur la coche verte ;
  4. Deux chanfreins identiques abattent les arêtes A et B.

Chanfreins de finition :

Effectuer les perçages :

Il y a quatre séries de perçages sur cette pièce (voir figure : Matière à enlever).

Nous expliciterons la méthode de réalisation du perçage de l’embase par quatre trous de diamètre 10 mm, disposés de façon équidistante sur un cercle de rayon 52 mm. Les autres perçages demandent la mise en oeuvre de procédures analogues à celle que nous allons décrire : chacun devrait alors pouvoir transférer ses acquis afin de les réaliser. Pour ceux qui n’y parviendraient pas, il y a toujours la possibilité de se référer au premier didacticiel HeeksCAD présent sur le forum de Linuxgraphic.

Nous procéderons comme suit, les systèmes de coordonnées ajoutés étant supprimés et la face inférieure du modèle étant en poistion approximativement frontale :

  1. Choisir Solides 3D> Ajouter un Cylindre. Un cylindre de R5 et H10 (suivant Z) se place à l’origine du repère. Le paramétrer pour H20, X52 Y0 Z14 et valider en cliquant sur la coche verte en bas de la fenêtre Saisir ;
  2.  Sélectionner le cylindre qui s’est déplacé à gauche ;
  3. Choisir Transformer> Copier circulaire (que l’infobulle renseigne différemment) ;
  4. Dans la fenêtre Saisir, paramétrer le nombre de copies à 3 ( car il manque 3 cylindres pour percer 4 trous). Valider ;
  5. Dans la fenêtre Saisir, paramètrer la position du centre de rotation pour X0 Y0 Z0 et valider ;
  6. Dans la fenêtre Saisir, indiquer l’angle de rotation entre deux copies, soit 90°. Valider, et les 3 copies de cylindre se répartissent alors sur l’embase.

 Perçage de 4 trous diamètre 10 :

Il ne reste plus qu’à effectuer le perçage simultané des 4 trous en sélectionnant dans l’ordre le modèle à percer, puis successivement les quatre cylindres (touche Ctrl appuyée). Ensuite, le simple fait de choisir Solides 3D> Soustraction de Solides réalise les perçages voulus.

Résultat de la soustraction : perçages effectués :

 

Perçage de 3 trous diamètre 5 mm équidistants à 120°:

 

 

Perçage de 4 trous diamètre 5 mm équidistants à 90° :

 

 

Perçage de 2 trous diamètre 10 mm sur bossage :

Ce sont les plus difficiles à mettre en place, faute d’outils spécifiques au perçage, de cotation paramétrique des esquisses par rapport à des faces du volume, ou d’enlévement de matière par extrusion normale au plan contenant l’esquisse…

 

NOTA : dans le premier didacticiel, la mise en place des perçages, sauf de ces deux derniers sur bossage, est consultable à l’adresse : http://www.linuxgraphic.org//forums/viewtopic.php?f=12&t=6075.

...Et c’est fini!

Doléances en guise de conclusion :

HeeksCAD est opérationnel mais il lui manque encore, dans la présente mouture, bien des fonctions que l’on retrouve dans beaucoup de modeleurs paramétriques actuels :

  1. Un arbre de construction digne de ce nom, en lieu et place des données de la fenêtre Objets ;
  2. La représentatiion des plans XY, YZ, ZY et la possibilité de les choisir d’un clic pour y créer des esquisses ;
  3. L’affichage des vues de face, arrière, droite, gauche, dessus, dessous automatiquement placées en position frontale lors de leur choix par l’opérateur, ainsi que les vues isométrique, dimétrique et trimétrique ;
  4. La cotation paramétrique de tout élément par rapport à n’importe quel autre élément existant et pas seulement par rapport à l’origine du repère actif ;
  5. La possibilité d’extruder suivant une direction automatiquement normale au plan contenant l’esquisse à extruder, et pas seulement suivant Z ;
  6. La posibilité d’effectuer une révolution suivant n’importe quelle arête chosie comme axe, ou suivant X, Y ou Z choisi par désignation d’un clic, et pas obligatoirement suivant Z ;
  7. La possibilité d’enlever de la matière par révolution, extrusion, balayage etc, sans être contraint de passer par une phase de création de volume (ajout de matière) à soustraire ;
  8. La possibilité d’extruder à partir du plan milieu et jusqu’à la surface suivante, et pas seulement en fonction d’une longueur définie d’extrusion ;
  9. La possibilté d’enlever de la matière par extrusion définie en dimension selon les paramètres : jusqu’à la prochaine surface, jusqu’à la surface désignée, à travers tout etc ;
  10.  La possibilité de dessiner des esquisses paramétriques sur toute surface désignée, avec de véritables outils de dessin ;
  11. La possibilité d’affecter un degré de transparence à un objet pour visualiser les formes internes, alors qu’actuellement un objet peut juste être déclaré visible ou invisible ;
  12. La possibilité de paramétrer les Lignes infinies par menu contextuel, comme les autres éléments d’esquisse, en leur adjoignant des contraintes de distance, de parallélisme, de perpendicularité, de tangence et d’inclinaison.

Il y en a sûrement d’autres, mais si seulement celles-ci pouvaient être satisfaites, ce serait une très grande avancée .Car ce que l’on peut faire avec un HeeksCAD toujours en développement est déjà fort intéressantt et ce serait dommage de s’arrêter en si bon chemin.


André Pascual, février 2010, pour Linuxgraphic.org