Sortie de Cinelerra 4.4, avec de nouvelles fonctionnalités de traitement audio

Alors que la première version alpha publique de Lightworks pour Linux est attendue pour le mois prochain, Adam Williams vient de sortir la mise à jour annuelle de Cinelerra

Pour ceux qui ont passé les 10 dernières années isolés du monde, Cinelerra est un éditeur vidéo non linéaire libre pour Linux qui fait partie des logiciels que l’on aime ou que l’on déteste. Cela étant grandement imputable à un certain déséquilibre entre les fonctionnalités d’une part, et à une interface ostentatoire et à la stabilité de l’autre.

Cinelerra 4.4 sous Ubuntu 12.04

Cinelerra 4.4 sous Ubuntu 12.04

Les modifications ne sont pas très nombreuses, et la moitié d’entre-elles concerne l’audio. D’après le développeur, le traitement audio en direct a été amélioré, tout comme l’effet de suppression des vides et l’oscilloscope audio.

Effet audioscope pour les pistes audio

Effet audioscope pour les pistes audio

Sinon, il y a des chances que vous trouviez le démarrage plus rapide, l’interface plus réactive et un enregistrement à partir des webcams amélioré. Vous pourrez également profiter du nouveau thème Bright UI (la sélection s’effectue dans la boîte de dialogue Preferences).

Étonnamment, Cinelerra 4.4 se compile correctement sur une Ubuntu 12.04 de base (même en 32 bits), mais l’installation dans le dossier système ne semble pas fonctionner. Lancer l’exécutable ./cinelerra depuis le dossier bin fonctionne cependant parfaitement.

À propos, un concours vidéo Fedora a été lancé la semaine dernière. L’objectif est de réaliser des modèles (introduction et final) pour améliorer l’image de marque des vidéos de la communauté Fedora. Vous avez jusqu’au 5 octobre 2012 pour déposer vos candidatures !

[Traduction autorisée de l’article Cinelerra 4.4 released with new audio processing features écrit par Alexandre Prokoudine sur le site Libre Graphics World]

Sortie de Shotwell 0.12.3

En passant

Les amateurs de la gestion des photographies à la mode Gnome apprécieront cette nouvelle version de Shotwell qui corrige les défauts suivants :

Les liens de téléchargement et le détail de cette version sont disponibles comme d’habitude sur le site Yorba.

Inkscape 0.48, nouveautés de l’outil Nœud

Si cette nouvelle version d’Inkscape intègre quelques fonctionnalités supplémentaires, elle apporte surtout des améliorations majeures sur les outils déjà présents dans les versions précédentes. L’outil Nœud, en particulier, a fait l’objet d’une révision en profondeur par Krzysztof Kosiński durant son projet Google Summer of Code 2009. Voici une sélection des nouveautés les plus notables.

Sélection de chemins multiples

Il est désormais possible de sélectionner et d’éditer plusieurs chemins simultanément. Il suffit pour cela de sélectionner l’ensemble des chemins à éditer avec le sélecteur, puis de passer sur l’outil Nœud pour faire apparaître les nœuds de toute la sélection. Libre à vous de sélectionner ensuite ceux dont vous avez besoin, quel que soit le chemin sur lesquels ils sont positionnés.

Et bien entendu, toutes les manipulations qui étaient possibles avec les nœuds d’un seul chemin le sont toujours sur plusieurs chemins. Dans l’exemple suivant, les nœuds supérieurs des trois formes ont été déplacés en mode d’édition proportionnelle (en maintenant la touche Alt lors du déplacement) vers le bas.

Jointures multiples

Vous pouvez également joindre les nœuds terminaux de deux chemins par un nœud ou un segment. Le chemin résultant est alors la combinaison des deux chemins initiaux, et prend les attributs de style du chemin initialement placé le plus haut.

Plus pratique encore, plusieurs paires de nœuds sélectionnées peuvent être jointes simultanément deux par deux en une seule action.

Transformation des nœuds

Une nouvelle icône, placée dans la barre d’options de l’outil Nœud, autorise l’affichage de poignées de transformation autour de la boîte englobante des nœuds. Ces poignées fonctionnent exactement comme celles positionnées autour des objets et chemins en mode sélection, et permettent le redimensionnement, le déplacement, la rotation et l’inclinaison de la sélection de nœuds (cliquez sur un nœud pour passer du mode redimensionnement au mode rotation).

Encore ?

Pour en savoir plus sur les autres modification de l’outil Nœud, consultez les notes de version d’Inkscape 0.48 [1] ou, si vous souhaitez un maximum de détails, la page du projet de réécriture de l’outil [2].

[1] http://wiki.inkscape.org/wiki/index.php/Release_Notes/0.48

[2] http://wiki.inkscape.org/wiki/index.php/GSoC2009_Node_Tool_Rewrite

Exporter vers Gimp sous Windows, c’est possible !

Décryptons les scripts

Les utilisateurs les plus curieux l’auront sans doute remarqué, certaines options d’exportation et d’importation sont disponibles sous Gnu/Linux, mais pas sous Windows. Il ne s’agit pas ici de favoritisme délibéré (vous en doutiez ?) mais découle du fait que les développeurs d’Inkscape sont principalement équipés de Gnu/Linux ou OSX. Du coup, certaines fonctionnalités sont tout d’abord développées avec ces systèmes d’exploitation, puis portées (ou pas) vers Windows. Et dans le cas qui nous préoccupe, c’est une bonne partie du mécanisme gérant les scripts d’entrée et sortie qui est en cause. Les filtres qui ne nécessitent pas d’application tierce fonctionnent la plupart du temps parfaitement bien, mais pour ceux qui doivent s’appuyer sur Gimp ou Dia, par exemple, ce n’est pas tout à fait pareil.

Bon, pour notre exemple, prenons une extension utilisée par les concepteurs de sites pour exporter un fichier SVG vers Gimp tout en conservant la grille et les guides et en convertissant chaque calque du fichier en un calque Gimp. Lorsque le système est correctement paramétré, l’extension apparaît dans le menu Fichier>Enregistrer sous, sous l’intitulé « Gimp XCF avec conservation des calques ».

Un peu de technique (juste un peu)

Regardons de plus près comment tout cela fonctionne (ou plutôt ne fonctionne pas…).

Tout d’abord, nous avons un script d’exportation. Un script tout bête, qui ressemble à n’importe quel script disponible dans le menu Extensions. Sauf que celui-ci est spécial, puisque dédié à l’exportation. Pour l’exécuter, Inkscape à besoin d’un fichier faisant l’interface entre l’application et l’interpréteur Python, en voici un extrait (issu de gimp_xcf.inx).

<dependency type= »executable » location= »path »>gimp</dependency>

<param name= »guides » type= »boolean » _gui-text= »Save Guides: »>false</param>
<param name= »grid » type= »boolean » _gui-text= »Save Grid: »>false</param>
<output>
<extension>.xcf</extension>
<mimetype>application/x-xcf</mimetype>
<_filetypename>GIMP XCF maintaining layers (*.xcf)</_filetypename>
<_filetypetooltip>GIMP XCF maintaining layers (*.xcf)</_filetypetooltip>
<dataloss>true</dataloss>
</output>

Les éléments <param> sont les paramètres proposés à l’utilisateur lorsque l’extension est exécutée. Tout le reste au-dessous définit comment apparaît cette extension dans le menu Enregistrer sous. L’élément <output> permet à Inkscape de reconnaitre l’extension comme un filtre de sortie. Et enfin, pour terminer, l’élément <dependency> indique que l’exécutable gimp doit impérativement se trouver dans le chemin de l’utilisateur. Sinon, rien, que dalle, pas d’exportation XCF, désolé, c’est niet. Ah si, quand même, ça laisse un petit message d’erreur dans votre dossier de configuration personnel d’Inkscape (C:\Documents and Settings\%USERNAME%\Application Data\Inkscape\extension-errors.log).

Lorsque ça fonctionne, l’extension provoque l’ouverture de la boîte de dialogue suivante :

Finalement, ce n’est pas si compliqué !

Si avec Gnu/Linux tout fonctionne bien sans rien faire, c’est parce que l’exécutable de Gimp s’appelle bien gimp, et qu’il est généralement dans le chemin /usr/bin, avec de nombreuses autres applications, et que ce chemin est pratiquement tout le temps dans l’environnement utilisateur (en gros, quand le système d’exploitation ne sait pas où est une application appelée par son seul nom, c’est dans ce chemin qu’il va regarder).

Sous Windows par contre, les exécutables des applications ne sont pas stockés dans un dossier commun, et ne sont donc pas par défaut dans l’environnement utilisateur. Il faut alors les ajouter, si besoin, dans la variable qui va bien. Voici comment faire (avec XP, mais ça ne doit pas être trop différent avec Seven et Vista) :

1. Ajoutez le chemin vers Gimp dans l’environnement système (tout ce qui est dans le chemin système est propagé à l’environnement utilisateur).

1a. Cliquez-droit sur l’icône Poste de travail et choisissez Propriétés dans le menu contextuel pour ouvrir la boîte de dialogue des propriétés système.
1b. Dans l’onglet Avancé, cliquez sur le bouton Variables d’environnement, tout en bas à gauche.
1c. Dans les variables système, partie basse de la boîte des variables d’environnement, double-cliquez sur la variable Path.
1d. Ajouter à la fin de la chaîne un point-virgule, puis le chemin vers Gimp. Avec Gimp 2.6, il faut ajouter la chaîne suivante « ;C:Program Files\GIMP-2.0\bin ».
1e. Fermez proprement (en cliquant Oui partout) les boîtes de dialogue précédemment ouvertes.

2. Renommez l’exécutable.

2a. Dans le dossier d’installation de Gimp, copier l’exécutable « gimp-2.6.exe ».
2b. Renommez la copie en « gimp.exe ».

3. Téléchargez le script à jour. Si vous avez une version d’Inkscape antérieure à la 0.49 (oui, je sais, la 0.48 n’est toujours pas sortie, mais mesurez votre chance, je vous donne là une astuce pour une fonctionnalité qui n’est sensée fonctionner que dans plusieurs mois !), votre version du script plante lamentablement (pour une sombre histoire d’antislash dans les chemins, allez comprendre…). Effectuez alors les étapes suivantes.

3a. Téléchargez la dernière version du fichier script [1]. Si vous êtes gourmands, et que vous voulez aussi profiter d’une nouvelle option permettant d’exporter (ou pas) le fond de page dans chaque calque Gimp et d’un nouvel onglet d’aide (le tout non traduit, désolé !), téléchargez aussi le fichier inx [2].
3b. Copiez le ou les fichiers dans le dossier C:Program Files\Inkscape\share\extensions.

4. Relancez Inkscape, puis ouvrez Fichier>Enregistrer sous pour vérifier qu’une nouvelle ligne mentionnant « Gimp XCF avec conservation des calques » a bien été ajoutée.

Si par malheur ça ne fonctionnait pas comme espéré, n’hésitez pas à poser vos questions sur le site Launchpad (en français ou en anglais) [3] ou à déposer un rapport de bogue (en anglais) sur le même site.

Amusez-vous bien !

Édition du 14 janvier 2013 : des modifications effectuées récemment dans la prise en charge des traduction dans le code en développement ont rendu incompatible l’extension avec la version stable d’Inkscape. Pour que tout fonctionne normalement (mis à part les messages émis par le code Python, qui ne seront pas traduits), il faut supprimer la ligne contenant inkex.localize() dans le fichier gimp_xcf.py.

[1] http://bazaar.launchpad.net/~inkscape.dev/inkscape/trunk/annotate/head%3A/share/extensions/gimp_xcf.py

[2] http://bazaar.launchpad.net/~inkscape.dev/inkscape/trunk/annotate/head%3A/share/extensions/gimp_xcf.inx

[3] https://launchpad.net/inkscape

Inkscape 0.47 enfin disponible !

La communauté Inkscape annonce la sortie de la version 0.47 :: http://www.inkscape.org :: Dessiner librement.

Après plus d’un an de développement intensif et de réusinage, Inkscape 0.47 est disponible.

Cette version de l’éditeur de graphismes vectoriels orienté SVG apporte des améliorations de performance et de nombreuses nouvelles fonctionnalités, telles que l’enregistrement automatique, les splines spiro, les nœuds automatiques, l’outil Gomme, des nouveaux modes pour l’outil Ajuster, une barre dédiée au magnétisme et de nouvelles fonctionnalités liées au magnétismes, des nouveaux effets de chemin (dont l’enveloppe), une gigantesque collection de filtres prédéfinis, de nouvelles exportations PS et EPS basées sur Cairo, un correcteur d’orthographe, de nombreuses nouvelles extensions, des options d’optimisation du code SVG, et beaucoup d’autres encore.

Bien entendu, cette version corrige également plusieurs centaines de bogues relevés dans les versions précédentes.

Référez-vous à la note de version complète pour de plus amples informations, profitez des captures d’écran, ou téléchargez tout simplement le logiciel pour Windows, Linux ou Mac OS X.

Téléchargement : http://inkscape.org/download/?lang=fr

Notes de révision complètes pour Inkscape 0.47 : http://wiki.inkscape.org/wiki/index.php/ReleaseNotes047

Captures d’écran réalisées par la communauté : http://inkscape.org/screenshots/

Inkscape 0.47 et les filtres SVG prédéfinis

Autre nouveauté notable, Inkscape 0.47 embarque un beau paquet de filtres prédéfinis que vous pourrez utiliser directement sur vos objets, sans vous poser la question (épineuse !) de leur création.

Rappels sur les filtres SVG

Rappelons que les filtres SVG permettent, en combinant des primitives simples (flou, remplissage, turbulence…) d’obtenir des modifications plus ou moins complexes du rendu des objets auxquels ils s’appliquent. Ils reprennent en partie les filtres d’image contenus dans le menu Effets>Image Raster (en 0.46) ou Extensions>Images matricielles (0.47), mais à la différence de ces derniers, qui s’appuient sur ImageMagick, les filtres SVG ne sont pas destructifs et peuvent donc être enlevés n’importe quand de l’objet, même si celui-ci à subi d’importantes modifications.

Les filtres SVG, définis dans la spécification SVG 1.1 (elle prévoit en tout 16 primitives ; deux seulement, feTile et feComponentTransfer, n’ont pas encore été implémentées dans Inkscape), ont été introduit dans la version 0.45 du logiciel. Mais jusqu’à présent, il fallait les réaliser à la main avec l’éditeur de filtres, ce qui n’est franchement pas simple, ou télécharger les créations disponibles sur le web (relativement peu nombreuses).

Merci Ivan !

Mais Ivan Louette, un passionné qui passait par là, a trouvé judicieux de se lancer, après quelques essais proposés sur sa galerie Open Clip Art, dans la création massive de filtres. Et depuis qu’il est parti, plus moyen de l’arrêter ! À l’heure actuelle, la version en développement contient plus de 170 spécimens uniques, répartis dans 17 catégories. Du coup, tout cela étant devenu trop volumineux pour le menu Effets où ils étaient prévus initialement, les filtres ont été déplacés dans un menu rien qu’à eux, nommé (sans surprise) Filtres. Et puis tant qu’ils y étaient, les développeurs en ont profité pour y déplacer les entrées Éditeur de filtre et Supprimer les filtres, qui étaient précédemment hébergés par le menu Objets. Mais tout ça c’est de la popote, et ça ne nous montre rien de bien concret.

Le nouveau menu Filtres

Le nouveau menu Filtres

Quelques exemples

Je n’ai pas trop envie de vous montrer de capture ici. D’abord, il faudrait choisir, et c’est trop dur. Et puis c’est l’occasion de vous amener à visiter le manuel officiel sur le site FLOSS Manuals (si vous voulez nous aider à compléter le manuel, ou simplement le relire, votre aide est bienvenue…). Tous les filtres prédéfinis y sont documentés (opération en cours !) par leur auteur lui-même. Vous y retrouverez, pour chaque filtre, une capture, une petite explication et quelques détails sur le paramétrage, dès fois qu’il vous viendrait à l’idée d’aller tripatouiller à l’intérieur…

Bon, allez, juste une, pour vous faire plaisir.

Le filtre bosselage TSL

Le filtre bosselage TSL

Et pour modifier un filtre ?

Bon, puisque vous insistez, ce n’est pas si compliqué. Il suffit d’ouvrir la boîte de dialogue qui va bien à partir du menu Filtres>Éditeur de filtres. Après, c’est un peu plus touffu, et il est préférable de suivre les instruction dans la documentation d’Ivan pour savoir où aller exactement (pour en savoir un peu plus sur l’éditeur de filtres, voir également le récent tutoriel du site Dom-web.net).

Modifier un filtre

Modifier un filtre

La capture précédente montre la décomposition du filtre ABC>Agitation. Comme l’ensemble des filtres du sous-menu ABC, il est extrêmement simple, et peut servir de base à des filtres plus complexes, ou être additionné à d’autres filtres.

Les filtres des autres sous-menus sont souvent plus compliqués. Ils contiennent des primitives qu’il est préférable de laisser fixes (à moins de vouloir faire un effet vraiment très différent), et d’autres que vous pouvez ajuster pour diminuer ou renforcer l’effet désiré. Pour certains filtres, des indications (succinctes) sur ce point précis sont disponibles dans la barre d’état et d’informations lorsque vous survolez le filtre dans le menu.

Après, tout dépend de votre inspiration !

Remplissage et contour, couic ?

La version 0.47 approchant à grand pas, c’est le moment ou jamais (enfin, pour la 0.47 en tout cas…) de nous pencher sur un sujet déjà fort ancien : la taille des boîtes de dialogue. Certaines sont excessivement encombrantes, en particuliers lorsqu’elles sont paramétrée en rattachable (par opposition à flottantes). C’est le cas précisément de la boîte de dialogue Remplissage et contour.

Le débat a déjà suscité quelques réactions et propositions sur la liste de diffusion de l’association des utilisateurs francophones (et sur la liste des développeurs, l’interface en anglais posant également des problèmes de taille, mais moins marqués), en voici un résumé.

Raccourcir le titre

Il s’agit sans doute de la proposition la plus ancienne, mais sans doute aussi la moins efficace. Si l’on regarde bien, le titre est long, certes, mais pas tant que ça. En tout cas, son raccourcissement ne modifie pas la taille de la boîte, même lorsque d’autres paramètres (que nous allons étudier dans les prochains chapitres) sont optimisés.

Cependant, les idées émises ont permis de lancer le débat, et seront sans doute réutilisables à l’avenir. Nous avons eu, sans ordre particulier :

  • Fond et contour (mais on peut reprocher à « Fond » de ne pas être tout à fait équivalent à remplissage, puisqu’il donne en plus une impression de profondeur dans le plan) ;
  • Styles (avec le risque de confusion par rapport aux styles de texte) ;
  • Peinture (qui reprend le « Painting » utilisé dans la recommandation SVG pour représenté le contenu des trois onglet, mais avec un risque de confusion vis-à-vis de l’outil remplissage au seau).

Dans la mesure où jusqu’à présent nous n’avons pas réussi à nous mettre d’accord, et que l’impact de cette modification est dans le meilleur des cas très limité, ma proposition est de le conserver tel quel pour cette version, ce qui aura en plus l’avantage de ne pas perturbé les utilisateurs habitués.

Raccourcir les onglets

L’impact des onglets sur la boîte est beaucoup plus fort que le titre, et il y a sans doute pas mal à gagner de ce côté là. Voici ce qui a été proposé :

  • Remplacer « Remplissage » par « Fond ». On reprend l’idée déjà formulée pour le titre, mais ça semble plus efficace ici car, avec l’intitulé actuel du titre, nous savons déjà qu’il s’agit d’une boîte qui concerne le remplissage. On évite la répétition et on gagner de la place. Bingo !
  • Remplacer « Remplissage du contour » par « Contour ». Même idée que dans le cas précédent, avec un gain encore plus fort.
  • Conserver « Style du contour ». « Style » est déjà assez court, et il faut bien expliquer à quoi il s’applique. Et plus on a déjà bien gagné avec les deux premiers onglets, alors ce n’est pas trop grave.

Voici ce que ça donne en pratique :

Impact des onglets (seuls) sur la boîte

Impact des onglets (seuls) sur la boîte

Raccourcir les paramètres

Damned ! Même en ayant bien réduit les onglet, la taille de la boîte est restée identique. C’est que les paramètres, et en particulier leurs intitulés, ont aussi une influence ! Rien à dire sur les deux premiers onglets, qui sont assez souples, mais pour le troisième, c’est un peu la catastrophe. Voyons pourquoi, avec cette petite capture :

Manifestement, les marqueurs ont pris leurs aises, et il serait grand temps de les cantonner aux espaces dont ils ont vraiment besoin. Deux propositions ont été formulées :

  • remplacer « Marqueurs de début » par « Marqueurs initiaux », « Marqueurs intermédiaires » par « intermédiaires » et « Marqueurs de fin » par « terminaux » ;
  • pareil, mais en supprimant « Marqueur » sur les trois lignes.

Le second choix apporte un gain un chouïa plus grand, mais il n’est plus indiqué nulle part qu’il s’agit de marqueurs. Il peut convenir à des utilisateur habitués, mais risque de larguer ceux qui le sont moins (sans parler des problèmes de documentation). Pour profiter pleinement de cette seconde réduction, il faudrait aussi réduire la ligne « Limite de raccord », mais « Limite » tout court pose est sans doute un peu abrupt.

Voilà ce que ça donne (en haut l’original) :

Impact des paramètres sur la boîte

Impact des paramètres sur la boîte

Notez que les deux derniers cas profitent de la réduction effectuée sur les onglet. Sans ça, leur taille aurait été identique à l’original. Par contre, la taille du titre n’a aucune influence, quels que soient les raccourcissements effectués sur les paramètres.

Autres pistes

Une solution particulièrement efficace consisterait grouper les paramètres. On pourrait ainsi disposer l’intitulé Marqueur au dessus (et non pas à côté) des trois paramètres relatifs, et faire de même pour les raccords. Mais cette option n’est pas réalisable dans l’immédiat (en tout cas pas pour la version 0.47), car elle nécessiterait une modification plus profonde de la boîte qui aurait un impact sur l’IHM et sur l’ensemble des traductions. Il faudrait donc qu’elle s’inscrive dans un débat plus global avec les développeurs du logiciel. C’est pourquoi nous devons donc nous contenter pour l’instant de ce que nous permet la traduction et elle seule.

La taille et le style des polices peut également avoir effet sur la largeur de la boîte, et les développeurs préconisent régulièrement leur diminution comme solution de contournement. Mais il s’agit ici de paramètres réglables par l’utilisateur, alors c’est vous qui voyez !

Aidez-nous !

Voilà où nous en sommes. Nous pouvons, si un consensus se dessine rapidement, introduire ces modifications, ou une partie, dans la version 0.47 (la traduction actuelle ne contient aucun de ces changements). Sinon, nous conserverons la traduction actuelle, quitte à remettre ça pour la prochaine version (et à pousser pour une évolution plus radicale de l’interface…).

Nous vous demandons votre avis sur les points suivants :

  • Approuvez-vous les modifications proposées sur les onglets et les paramètres (sachant que les deux doivent implémentées pour avoir un effet sur la boîte) ?
  • Dans l’affirmative, quelles solution souhaitez-vous pour les marqueurs ?

Le titre pouvant être laissé tel quel pour l’instant du fait de son impact mineur sur la taille.

Bien sûr, si vous avez d’autres idées, elles sont les bienvenues !

Ajout du 14 juin 2009, 19 h 49

Quelques réponse à vos réactions :

  • Concernant le rôle de la traduction (Quentin), ce n’est effectivement pas son rôle d’améliorer l’ergonomie, mais elle ne doit pas, comme ici, la dégrader. Si tu regardes les textes en anglais, ils sont plus courts sur toute la boîte (tu peux comparer « Mid Markers » à « Marqueurs intermédiaire », pour le pire des cas…). Il faut donc, à mon avis, trouver une astuce pour, sans perte de sens, conserver une taille la plus réduite possible.
  • Labels sur deux lignes (Quentin encore). J’ai testé, mais c’est assez moche car les lignes du label sont alignées à gauche, puis le tout est aligné à droite, ce qui génère des creux entre les labels et les valeurs.
  • Refonte de l’interface (tous, ou presque). Nous ne sommes pas les seuls à nous plaindre des boîtes de dialogue, et la question de la taille de Remplissage et contour a été évoquée y compris pour la version originale en anglais (sans qu’une solution n’ai été trouvée pour l’instant). Une refonte générale de cette boîte (et de plusieurs autres) semble inéluctable. Plusieurs demandes d’évolution ont été formulées, et je compte bien profiter de vos remarque pour compléter ce qui a été suggéré voir en faire une synthèse sous forme de maquette. Mais comme il s’agit d’un travail assez lourd, et que les développeurs semblent plus motivés par l’ajout de fonctionnalités que par des questions d’ergonomie (l’actuel n’étant pas non plus complètement monstrueux), il va falloir être particulièrement fort et patient pour faire bouger les choses. Mais pour l’instant, notre seul levier est la traduction.

Inkscape 0.47 et le magnétisme

Pour commencer notre petites série sur les nouveautés incontournables

de la dernière version de notre logiciel préféré, attaquons-nous au magnétisme.

Nouveauté, nouveauté, mais on pouvait déjà le faire avant ?!!

Bon, pour dire vrai, cette fonctionnalité existe déjà depuis un petit bout de temps, mais ce qui change ici, c’est la façon d’aborder le sujet. Souvenez-vous (ce n’est quand même pas si loin !), en 0.46, il fallait parcourir le menu Fichier>Propriétés du document, puis jouer avec les onglets Adhérence et Aimanter aux points. Classique, mais pas toujours très pratique, en particulier si vous avez besoin d’activer un magnétisme particulier (sur un nœud, par exemple) ponctuellement, juste le temps de déplacer un objet.

Le magnétisme en 0.46

Le magnétisme en 0.46

Et qu’est-ce qu’on fait maintenant ?

Pour commencer, le gros des options (toutes celles qui activent ou désactivent le magnétisme en général ou sur un point particulier) a été déplacé vers une nouvelle barre directement sur l’interface, entre la barre de commandes et la barre de contrôle des outils. Activée par défaut, vous pouvez la cacher (ou la faire réapparaître) avec le menu Affichage>Afficher/cacher>Barre de contrôle du magnétisme.

La barre de contrôle du magnétisme

La barre de contrôle du magnétisme

Les icônes sont relativement claires, d’autant que leur agencement est assez logique. L’icône la plus à gauche active le magnétisme (lorsqu’elle est désactivée, tout le reste est grisé). Le groupe placé à sa droite concerne le magnétisme des boîtes englobantes (cinq icônes), et le suivant les nœuds, chemins et objets (huit possibilités). Tout à droite, vous trouverez les options pour magnétiser les grilles, les guides, et nouveauté bien pratique, les bords de la page. Plus besoin de transformer un objet aux dimensions de la page en guide. Maintenant, il suffit d’un simple clic.

Il reste encore quelques paramètres dans les propriétés du document, comme en 0.46, mais il ne s’agit là que des distances d’attraction, difficiles à intégrer dans une barre. Ce n’est pas bien grave. En général, il n’est pas nécessaire d’y retoucher une fois réglé à votre convenance. Par ailleurs, l’onglet Adhérence, devenu inutile, a perdu sa place dans la nouvelle boîte de dialogue.

Les propriétés du magnétisme en 0.47

Les propriétés du magnétisme en 0.47

Et en plus, il cause !

Non content d’être désormais facilement accessible, le magnétisme s’affiche directement sur le canevas, au gré du déplacement de vos objets sur les points aimantés, sous la forme d’un message récapitulant quelle partie de l’objet est aimantée par quoi. Si vous aimez les canevas chargés en magnétisme, cette fonctionnalité vous permettra au moins de savoir ce que vous faites. Et dans tous les cas, elle apporte une confirmation bien utile, en particulier lorsque les distances d’aimantation sont faibles.

Magnétisme entre le coin de l'objet et le bord de la page

Magnétisme entre le coin de l'objet et le bord de la page

Et ça fonctionne pour toutes les parties de l’objet (même les poignées) et les dégradés. Bon en fait, la version développement a encore un petit défaut pour les dégradés, ces derniers ayant la fâcheuse tendance à s’accrocher ailleurs que sur les aimants prévus. Mais tout ça devrait être réparé avant la sortie officielle.

Convaincu ?

Pour tout dire, ma première réaction lorsque cette nouvelle barre est apparue a été de la cacher. Maintenant, avec un peu de recul (et un écran 19 pouces), elle me semble plutôt pratique. À moins que vous ne soyez limités par la résolution (en particulier si vous dessinez avec un notebook 9 pouces), l’essayer, c’est l’adopter. Et quand bien même elle nous conviendrait pas, vous profiterez de toutes les autres évolutions (aimanter à la page et informations sur le canevas) de cette nouvelle version.

Sur ce, amusez-vous bien !